METAL MELODIE - Maryvonne Rippert
Sélectionné Par Stephanie -- 26 octobre 2010
Luce n'en revient pas : sa mère est partie. Ces derniers temps, elles ne s'entendaient pas très bien. Luce se sentait incomprise et ne faisait rien pour que la situation s'améliore, bien au contraire : son look (gothique voir punk), son langage (rebelle), son comportement (très secret). La première semaine, Luce trouve le départ de sa mère étrange, mais elle est plutôt heureuse et se sent enfin libre. Elle invite chez elle dès le premier soir tous les copains de ses copains, elle fait la connaissance d'une sorte de clocharde, qui s'installe très vite chez elle avec son chien, elle sèche les cours... Mais après l'euphorie du début, elle commence à s'inquiéter, guette sa boîte mail en espérant à chaque fois avoir des nouvelles de sa mère, mais rien. En appelant la secrétaire de sa mère, elle apprend que celle-ci a pris un congès sabbatique, quand elle interroge ses anciens amis, elle découvre que sa mère était une chanteuse Punk très à la mode à l'époque... Son enquête va la conduire à Grenade. Un voyage où Luce va grandir, s'épanouir, faire des rencontres marquantes (dont Esteban...) et surtout rechercher sa mère et comprendre.
Un beau roman très émouvant, une belle écriture, des passages très drôles et d'autres plus surprenants : un roman qu'on ne lâche pas un instant. On suit pas à pas la vie de cette lycéenne mal dans son peau et qui devient vraiment attachante !
Editions Milan - collection "Macadam" - 9,50 €
Dès 15 ans

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Alors qu'elle prononce une allocution en l'honneur de son père décédé depuis peu, Siri Hustvedt se met à trembler : sa voix résiste mais son corps est secoué de spasmes, du cou jusqu'aux pieds. Ce phénomène se reproduira, et la patiente-écrivain se prend à enquêter sur son mal. Hystérie, migraine, hallucinations, épilepsie, anxiété : de la neurologie à la psychanalyse, en passant par la psychiatrie, elle questionne les disciplines. Elle s'intéresse à son propre cas et à celui d'autres patients, rencontrés dans la littérature médicale ou lors d'ateliers d'écriture qu'elle anime dans des institutions psychiatriques. D'hypothèses en digressions, elle compose une passionnante réflexion autour de l'identité, du rapport corps-esprit, de la maladie. Sa rigueur d'analyse (pas vraiment , mais plutôt obsessionnelle), même dans l'introspection, n'empêche pas l'ensemble d'être littéraire : cette Histoire de mes nerfs décrit, autant qu'il y participe, les liaisons entre cerveau, langage, maladie et écriture.
Enfin de la bande dessinée utile et pratique! L'auteure, comme tout un chacun à la lecture de La Princesse de Clèves, est séduite par la délicatesse et l'élégance de cette noblesse qui a des lettres. Et par son étiquette : ni une ni deux, en route vers le raffinement, via l'Académie de Savoir-vivre de Genève, dont la directrice n'est autre que Nadine de Rotschild. Ce sera pour certains, moi la première (mais j'ai découvert que je n'étais pas la seule ignare du coin), une première approche des bonnes manières et du savoir-vivre en bonne société. Tout ce que j'ai toujours voulu savoir pour réussir mes soirées mondaines : comment on se tient, ce qu'il convient de dire, comment recevoir, et bien sûr, comment manger du fromage comme une comtesse. Le dessin nerveux de Catherine Meurisse rend ce stage de bienséance encore plus drôle qu'on ne pouvait l'imaginer, et la découverte de ce monde lointain et codifié à l'extrême a des airs de safari en pays exotique au milieu d'espèces en voie de disparition. Il existe bien une espèce hominidée qui ne croise pas les jambes (ça fait de grosses cuisses), qui ne porte pas de montre à une soirée (pendant la fête le temps s'arrête), qui a inventé la pince à moule et ne dit jamais "à vos souhaits" suite à un éternuement. Il n'y a plus qu'à mettre en pratique...
Tous les cent ans, 4 adolescents sont choisis pour relever le défi. Tout commence à Rome, la ville du Feu.
Une prof de maths âgée et obèse, même pas sympathique et qui habite Ploucville, d'après vous, ça fait un bon personnage de roman ? Entre les mains d'Elisabeth Strout, en tout cas, le résultat est très convaincant. Parfois personnage central et parfois simple silhouette, Olive Kitteridge est le fil rouge de ce recueil de nouvelles original et attachant. J'en ai terminé la lecture il y a maintenant plusieurs semaines, et sa petite musique ne cesse de m'entêter. Il y a une vraie humanité dans la description des personnages, qu'il s'agisse de la chanteuse de jazz du club local, de la jeune fille anorexique qu'Olive couve comme un poussin, où d'Henry, le mari d'Olive, une crème d'homme - et il faut cela, parfois, pour supporter sa femme !
Voici un petit bijou d'humour noir, aussi drôle qu'inventif. Deux récits qui s'entrecroisent, traitant de deux époques différentes de la vie d'un même personnage, on a lu cela plein de fois. Bailly utilise ici ce procédé classique, pour ne pas dire banal, d'une façon certainement sans précédent.
Asterios Polyp a une cinquantaine d'années, une carrière d'architecte virtuelle, et se laisse aller : un soir, alors qu'il regarde des vidéos vautré dans son lit, c'est le coup de foudre. Au sens premier : son appartement part en fumée. Avec ce qui lui reste en poche, il quitte New York et se retrouve à chercher un job dans une petite ville. Il devient garagiste, s'installe chez l'habitant. Mais toutes ces rencontres ne font que le ramener à son passé.
A la suite d'une chute en rollers, Adèle entend tout ce que pensent les gens autour d'elle. Au début, elle trouve cela très drôle, puis peu à peu cela la dérange, une sorte de brouhaha continu envahit sa tête... Elle se confie à sa meilleure amie, Prudence, qui veut se servir au maximum de ce don.
Les vacances arrivent et les deux amies décident de partir chez la tante d'Adèle à Toissans. Sylvie les accueille avec joie et leur fait part des événements qui perturbent son village. Des incendies se déclarent de plus en plus souvent, toutes les pistes sont étudiées, des journalistes sont sur place, des experts ont analysé les sols... Adèle et Prudence ont bien envie elles aussi d'enquêter, d'interroger les habitants, et pourquoi pas utiliser le don d'Adèle...
Une crique avec une jolie plage, des familles avec grand-mères et marmots qui viennent passer la journée au soleil; le calme apparent d'une journée banale est pourtant bouleversé tout d'abord par la découverte du cadavre d'une jeune fille, puis la rencontre avec un homme mystérieux et fuyant, qui semble un coupable idéal. Et enfin une série de phénomènes anormaux. Le nouvel opus de Peeters (l'auteur des Pilules bleues et de Lupus) est un curieux, mais néanmoins réussi, mélange de huis-clos, de drame social, et de science-fiction. L'atmosphère inquiétante et le scénario déroutant font penser aux meilleurs épisodes de La quatrième dimension. On s'enfonce dans cette histoire comme dans des sables mouvants, dont on ne ressort pas indemne.
A l'aube de la seconde guerre mondiale, le jeune David se réfugie dans les livres pour échapper à la tristesse après la mort de sa mère.
Lorsqu'ils emménagent dans leur nouvelle maison, David hérite d'une chambre aux murs couverts de livres. Une nuit, le jeune garçon est réveillé par une voix familière: sa mère le supplie de venir à son secours. Il se précipite dans le grand jardin alors qu'un avion allemand endommagé s'écrase sur la propriété. C'est dans ces circonstances chaotiques que David va pénétrer dans un monde bien éloigné du notre et qui ne lui sera pourtant pas totalement inconnu...