#2 Carnet de campagne d’une libraire confinée

Partager sur facebook
Facebook

Dimanche dernier, nous faisons nos bagages, tout ce qui sera utile à mon mari actuellement en TAD, l’énorme cartable de notre écolière, les cahiers d’activités, cartes à gratter, décalcomanies, stickers et autres licornes à paillettes de la petite, quelques habits qui ne craignent pas le jardin boueux, les carnets de santé, un kit nécessaire de survie (papier toilette, lait, oeufs, pâtes et chocolat). Pas besoin de maillot de bain, la piscine est fermée…
Dès le mercredi je prends conscience de tout ce que j’ai oublié et notamment des livres pour les enfants. Entre Paris et La Minière, les livres voyagent avec nos enfants en toute liberté. Harry Potter accompagne notre grande dans ses allées et venues. Elle le lit avec son père et ils viennent de finir le tome 3. Ils le lisent dans la version illustrée, la version chic que nous proposons sur commande à la librairie. Evidemment je n’ai pas eu le temps de commander le 4 avant le confinement. Nous l’avons toutefois en Folio et j’en profite pour le répéter : il n’y a pas de version abrégée d’Harry Potter. Le  texte est donc toujours le même, quelle que soit la collection. Nous avons aussi eu la présence d’esprit d’emporter Le feuilleton d’Artémis. De quoi résoudre le casse-tête de l’histoire du soir… Espérons que le confinement ne durera pas 100 jours ! Nous avons aussi les J’aime Lire des générations passées, ceux que l’on fermait sur les aventures de Tom-Tom et Nana (indémodables, ils font l’objet de compil aujourd’hui), quelques romans illustrés, un Mirette, Les Chiens Pirates, un livre dont vous êtes le héros de Delphine Chedru. Finalement on s’en sort, on trouve de quoi répondre au quart d’heure de Silence, on lit ! qui a gardé sa place dans l’emploi du temps de l’école à la maison.Non, en définitive, c’est bien pour la petite que je n’ai pas pris assez de munitions. Elle lirait bien Bouton d’or et les trois nours avant chaque sieste et avant chaque dodo mais là, c’est moi qui craque. J’avoue aussi que je cache quelques Peppa Pig et Trotro égarés… Comment sont-ils arrivés là ? Le chantage que j’inflige à mes enfants a des répercussions et fonctionnent dans les deux sens. Qui n’a jamais cédé au rayon du supermarché pour éviter de devoir finir les courses avec un enfant qui se roule par terre ?!)

De guerre lasse j’ai essayé les 365 histoires de Walt Disney acheté sur un vide-grenier (4 tomes, 1 par saison !) mais j’ai essuyé un refus catégorique… Je me suis tournée vers un recueil de contes avec le meilleur d’Andersen, Perrault et Grimm. Si vous voulez mon avis, ils sont pas franchement bienveillants ceux-là, on est loin de l’éducation positive ! Ma fille préfère le petit chaperon rouge illustré par Boutavant dans la collection musicale de Gallimard que la version dans laquelle le petit chaperon se fait bouffer toute crue ! Heureusement j’ai encore des munitions, quelques Père Castor glanés au cours d’un stage de Licence Métiers du Livre avec un CD. Des contes lus, en voila une bonne idée ! Et j’ai l’aval de l’Éducation Nationale, c’est garantie sans écrans !

Pour poursuivre la lecture

Fermer le menu