UNE PARTIE DU TOUT - Steve Toltz
Sélectionné Par Noémi -- 23 novembre 2010
Martin et Terry sont demi-frères et pourtant tout les sépare : l'un est maladif, éternel philosophe et souvent détestable, l'autre est séduisant, sportif et voué à devenir un gangster mort adulé dans leur pays d'origine, l'Australie. Toute sa vie, l'ombre du frère qu'il se donne tant de mal à détester aura plané sur Martin, influant sur son destin et ses choix plus qu'il ne peut l'imaginer. Jasper, le fils de Martin, n'arrive pas à se décider sur les sentiments qu'il nourrit envers un père qui l'aura mêlé à des histoires toutes plus abracadabrantes les unes que les autres jusqu'à son dernier souffle.
De l'Australie à Paris en passant par la Thaïlande, Steve Toltz dévoile dans ce premier roman une fresque familiale passionnante à coup de scènes délirantes et de savoureux retournements de situations qui entretiennent le suspense jusqu'à la fin. Un roman burlesque et surprenant qu'on a du mal à lâcher !
Traduit de l'anglais par Jean Léger.
10x18 - 9,40 €

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Le narrateur pensait à tort garder secret son blog. Comment aurait-il pu imaginer que son père connaisse l'existence de cette page sur Internet ? Et pourtant, son père a lu son blog régulièrement pendant quelques mois... Mais un jour, l'ado a compris et s'est senti trompé, mis à nu. Il racontait plein de choses sur sa vie quotidienne, son ressenti sur des événements, ses goûts musicaux, comme l'on fait dans un journal intime.
Furieux, il décide de ne plus jamais adresser la parole à son père. Un soir, il trouve un carton tout poussiéreux devant la porte de sa chambre, avec à l'intérieur, des photos, des carnets, beaucoup de souvenirs conservés par son père. Au début, il hésite car il se retrouve dans la même situation que son père : lire ou pas ? Il va juste survoler le contenu, puis par curiosité ou par vengeance, il va tout lire et voir son père sous un nouvel angle. Lui qui adorait écrire, pourquoi a-t-il arrêté en avril 1980 ? Pourquoi n'a-t-il pas terminé ses études à Paris comme il souhaitait le faire ?
Mélusine entend tout ce que pensent les gens autour d'elle. Framboise est très maladroite et provoque sans cesse des accidents. Tristan est un pickpocket d'un nouveau genre, il obtient les portefeuilles de ses victimes par la pensée. Leur point commun : avoir été enlevés par des agents de l'université invisible. Cette école mystérieuse aide des ados "particuliers" à développer leur potentiel et les accueille sur une île top secrète qui n'est présente sur aucune carte. Les élèves sont très vite capables de dialoguer par la pensée, de déplacer des choses ou des gens, de prendre le contrôle de l'esprit d'un individu... Seul bémol : les agents effacent la vie de leurs protégés, plus aucun de leurs proches ne se souviendra de leur existence ! Tout paraît parfait pour ces ados jusqu'à leur première mission. Lors de "l'effacement" de la vie de Tristan, les choses se compliquent car son ancien chef du gang résiste étrangement à toute attaque par la pensée...
A Berkeley, dans les années 70, un groupe d'hommes, psy, prof, ou avocat, se retrouve pour passer la soirée entre soi, à l'instar de leurs femmes et leurs groupes de parole. Ces hommes boivent et causent : on y parle de femmes et d'amour. Mi-porcs, mi-poètes, ils racontent au travers d'anecdotes la difficulté des rapports hommes-femmes. Leurs échanges mélangent provocation et désillusion. L'auteur du remarquable Sylvia (publié l'an passé chez le même éditeur) évite néanmoins les clichés, ou la vulgarité, et préfère évoquer les silences, les quiproquo, les choix hasardeux. L'humour caustique de Leonard Michaels côtoie une douce mélancolie, et ce court texte vous reste longtemps en tête.
Paul vient de se faire embaucher dans l'abattoir de l'effrayant et colossal Shank. Il découvre là un univers d'une effarante violence, gouverné par Shank et ses deux filles. La scène de bizutage, qui arrive très tôt dans le roman, est proprement inoubliable et vaut son pesant de viande tiède. Redemption factory est un roman qui vaut par son atmosphère bien poisseuse et ses personnages qui sortent vraiment du commun. L'écriture est plutôt enlevée, et j'ai lu le roman d'une seule traite avec beaucoup de plaisir. Ames sensibles s'abstenir, cependant.
Londres. 1853. Mary est mystérieusement sauvée de la pendaison et atterrit dans une école pour jeunes filles. Au bout de quelques années, elle s'ennuie et en fait part aux directrices. Elles lui proposent alors de travailler pour l'Agency, une organisation secrète qui travaille au côté de Scotland Yard. L'idée est simple : recruter des jeunes femmes, les former au métier d'agent secret, puis les envoyer sur le terrain avec un métier passe-partout, comme domestique ou demoiselle de compagnie.
Première mission pour Mary : tenir compagnie à Angelica, la fille de Mr. Thorod soupçonné de trafic. Pour obtenir des informations, elle se sent un peu obligée de transgresser quelques règles... comme partir la nuit déguisée en garçon visiter les entrepôts de M. Thorod, fouiller le bureau de celui-ci pendant une fête... Elle fait ainsi la connaissance de James, qui enquête lui aussi sur les activités douteuses de l'homme d'affaires. Il lui propose très vite une collaboration...
Qui a assassiné Bliss, mini championne de patinage sur glace et chouchou des media ? Joyce Carol Oates s'empare ici d'un fait divers qui passionna l'opinion publique étasunienne il y a une quinzaine d'années. Elle ne cherche cependant pas à conduire une enquête, le meurtre de cette gamine servant de prétexte pour nous offrir une plongée en apnée dans une certaine "upper middle class" américaine.