BELLEVILLE STORY - Vincent Perriot & Arnaud Malherbe
Sélectionné Par Juliette -- 30 juin 2010
Ah Belleville, ses restaurants, son marché... un quartier populaire comme on les aime... Derrière la carte postale, Arnaud Malherbe tisse un polar sombre et âpre : les trafics en tout genre, et humain en premier lieu, les descentes de flics, les mafieux impitoyables, et bien sûr, un antihéros (petite frappe à la solde d'un maquereau) qui essaie de faire preuve d'humanité, mais aussi de faire la culbute. Rien de nouveau sous le soleil, et pourtant : du polar réaliste et social à la française en bande dessinée, ça ne court pas les rues. Surtout que le dessinateur est vraiment doué, que l'on a l'impression de plonger en apnée dans la nuit parisienne, dans ses coulisses interlopes, au milieu de malfrats ombrageux. On est aspiré dans cette histoire, et le tome 2 a tout intérêt à sortir au plus vite.
Dargaud - 15,50 €

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John reçoit un message du professeur Stellan Sigurdsson, qui lui demande de le rejoindre urgemment à Londres. Mais lors de son arrivée, celui-ci a été assassiné. Sur les lieux du crime, il rencontre Charles et Jack. C'est ainsi que l'aventure commence. Poursuivis par des êtres étranges, les Wendigos, ils trouvent refuge sur le bateau de Bert, ami du professeur, qui leur apprendra qu'ils sont désormais les conservateurs de l'Imaginarium geographica, un atlas regroupant toutes les îles de l'Archipel des rêves. Ainsi ils se voient entrainés dans un monde parallèle qu'ils doivent sauver de la menace du Roi Hiver. Celui-ci veut en effet prendre le contrôle de l'Archipel en conquérant une à une ses îles. Seul un descendant du roi Arthur Pendragon peut lui faire face. Et c'est avec l'aide des peuples de l'Archipel que nos amis vont lutter contre le roi Hiver pour tenter de sauver ce monde.
S'inspirant toujours de faits réels pour écrire ses romans, Michael Morpurgo s'est intéressé cette fois à l'histoire vraie d'un jeune garçon ayant survécu au Tsunami de 2004 et à la création d'une réserve pour orangs-outans en Indonésie. Captivé dans sa jeunesse par les romans de Kipling, il avait toujours eu en tête de lui rendre hommage... Et c'est fait. Enfant de la jungle est un très beau roman d'aventure qui raconte la vie d'un enfant sauvage, un des rares rescapés de ce raz-de-marée.
Will est en vacances en Indonésie avec sa mère, pour digérer et accepter la disparition de son père en Irak. Sa mère lui offre une promenade à dos d'éléphant. Au bout d'un petit moment, Oona, l'éléphante se comporte de manière étrange et fuit vers la jungle. Elle avait senti que la nature allait se déchainer. Peu à peu, les deux vont apprendre à s'apprivoiser. Will va apprendre à manger, à se déplacer, à survivre, à se protéger...
Deux jumeaux sont recrutés par la confrérie des Chevaliers de l'insolite, une société secrète basée dans les sous-sols du Louvre. Celle-ci recherche et gère tous les phénomènes paranormaux inexpliqués afin de protéger l'humanité. Initiés au Strom, Raphaël et Raphaëlle apprennent à utiliser leur esprit (télépathie, lévitation, hypnose...) et sont surveillés en permanence par des Komolks, des créatures capables de se métamorphoser en n'importe quel objet.
Leur première enquète les conduit en Egypte, où des archéologues ont trouvé un ordinateur portable dans un tombeau datant de 4500 ans ! Avec l'aide de leur parrain, ils ont trouvé une piste intéressante : un mystérieux collectionneur, qui d'après des témoins, n'aurait pas de visage et porterait toujours une grande cape sombre, serait toujours lié à la disparition d'objets de valeur liés au temps et à la mort...
Après Cendorine et Mignus Wizard, voici un nouveau "Estampillette", une collection très réussie pour les 9-10 ans (une mise en page claire et aérée, de grandes marges, des illustrations noir et blanc). Ce nouveau titre est plein de fantaisie et de poésie!

Monsieur Toussaint Louverture vous convie, à vos risques et périls, messieurs, à rencontrer Zuleika Dobson, la femme fatale (version anglaise, années 1910), qui fit des ravages dans toutes les contrées où elle posa son irresistible peton. Elle en vient à visiter le plus beau et le plus snobs des harems masculins, à savoir Oxford.
Cette "histoire d'amour à Oxford" (sous-titre déjà ironique...) est une délicieuse fantaisie, à déguster le petit doigt en l'air. Satire du monde universitaire, pastorale tragi-comique, Max Beerbohm joue la carte du pastiche littéraire et incarne l'humour anglais dans toute sa splendeur.
Une nouvelle bande dessinée reportage, signée d'un auteur de talent, vient de paraître chez Futuropolis : ces Cahiers ukrainiens d'Igort sont le récit, morcelé, de son séjour en Ukraine. De brèves rencontres en longs entretiens, de témoignages en textes d'archives, il dessine l'histoire de cette ancienne république soviétique, en revenant particulièrement sur la période stalinienne, et l'hiver 1932-33. Pas franchement gai, c'est le moins qu'on puisse dire, mais nécessaire, ce livre est bouleversant :il restitue les voix de ces hommes et femmes, maintenant âgés, qui décrivent sans haine ce qu'ils ont traversé, et vous laissent chancelants, devant leurs existences brisées autant par les cruautés politiques qu'individuelles. C'est percutant comme la lecture d'un Joe Sacco.
La littérature policière regorge de héros anars ou de gauche, en revanche, on manque un peu d'enquêteurs d'extrême droite ou carrément fascistes, si on excepte la figure assez rebattue du flic retors et bien raciste. L'originalité du roman d'Ignacio del Valle tient donc d'abord dans le choix de l'enquêteur... et du lieu de l'enquête. Empereurs des ténèbres nous emmène sur le front russe, durant l'hiver 1943, au sein même de la division Azul. Un crime a été commis, un jeune soldat tué et manifestement les prisonniers russes sont hors de cause. Le coupable ne peut être qu'un des volontaires espagnols de la division Azul. L'enquête est confiée à l'ex-lieutenant Arturo Andrade, soldat dégradé pour de sombres raisons.
Ne faites pas la fine bouche et goûtez cet exquis recueil de nouvelles(*) écrit par un Irlandaise qui mérite qu'on la suive : elle nous entraine dans une série d'histoires plus ou moins brèves, dans un style précis, presque froid, qui en dit beaucoup, sans effet de manche. Cette concision propre au genre ne l'empêche pas de dresser des portraits précis, de dérouler une histoire dans la durée, ou d'approfondir les rapports de force entre les personnages. En quelques pages elle décrit tout un univers, va à l'essentiel, et ménage une chute souvent surprenante. Salutaire comme une gifle, et en plus on en redemande.
Venus des quatre coins du monde, des immigrants en quête d'eldorado british échouent en pleine campagne anglaise avec pour seul gagne-pain la cueillette de fraises. Leur patron est un fermier maussade secondé par un homme de main aux méthodes douteuses, quant aux logements de fonction, ils en laissent plus d'un rêveur...
Ruth s'ennuie, sa copine lui suggère pour s'occuper de s'inscrire sur le site perdu-de-vue.com et de mettre une photo de classe de son père, datant du lycée. Ce qui devait juste être un divertissement va révéler un secret de taille ! Ruth est perdue, elle reçoit de nombreux mails d'anciennes connaissances de son père : des amis, son beau-père, un professeur... et tous font le même sous-entendu : Martin Cassel pourrait être le Tueur à la cravate. Son propre père, un étrangleur récidiviste ! Ruth va alors découvrir que sa tante a été assassinée, que son père sortait avec elle avant de se marier avec sa mère, que le père de sa baby-sitter accusé à l'époque, est sur le point de sortir de prison...