LA COULEUR DES SENTIMENTS - Kathryn Stockett
Sélectionné Par Yves -- 31 août 2010
Cela aurait dû s'appeler Les Bonnes, mais c'était déjà pris ! Ce sera donc un titre un peu cucul la praline, La couleur des sentiments. Mais c'est vraiment ma seule réserve concernant cet EXCELLENT roman, qui devrait plaire aussi bien aux lecteurs/trices amateurs de grandes sagas historiques et/ou familiales qu'aux amateurs de romans psychologiques plus "pointus". Bref, c'est un roman grand public d'excellente qualité avec une intrigue qui tient la route, des personnages attachants qui existent dès la première ligne. Si ce roman a la chance d'avoir un minimum de presse, je prends le pari que ce sera l'une des surprises de cette rentrée littéraire.
L'histoire en quelques mots : nous sommes dans le Deep south, en 1962, en pleine période de lutte pour les droits civiques. Sauf que dans la petite ville de Jackson, Mississippi, les lois raciales sont appliquées dans toute leur rigueur, et personne ne songe à les remettre en cause. Sauf peut-être, Skeeter, jeune fille de bonne famille, qui est du genre à ruer dans les brancards. Elle est suffisamment rebelle, en tout cas, pour lier amitié avec deux bonnes noires qu'elle va convaincre d'écrire leur histoire. Abileen est la plus âgée de ces deux servantes, elle a appris à tenir sa langue et n'a pas forcément envie de se mettre en danger pour faire plaisir à une jeune écervelée. Minny est plus jeune, plus rebelle aussi. D'ailleurs elle s'est fait renvoyer à plusieurs reprises. Mais Minny a appris à se méfier des blancs, et Skeeter aura du mal à gagner sa confiance...
Dit comme ça, cela paraît plein de bons sentiments, lesquels on le sait, ne garantissent pas l'excellence littéraire. Dans ce cas, cela marche à 100%. C'est typiquement le genre de livre qu'on se précipite pour retrouver le soir, et comme il fait plus de 500 pages, vous allez vous régaler.
Traduit de l'anglais (Etats-Unis d'Amérique) par Pierre Girard
Editions Jacqueline Chambon - 23,80 euros

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Vous vous êtes sans doute déjà demandé à quoi pouvaient bien penser (en supposant qu'ils le fassent ! ) nos compagnons à quatre pattes ou même la plus insignifiante des fourmis? Andrew O'Hagan nous livre dans son roman une réponse tout a fait originale et délicieusement ironique en nous offrant le luxe de pouvoir comprendre Mafia Honey, le bichon maltais de Marylin Monroe qui lui aurait tenu compagnie les deux dernières années de sa vie.
A la mort de son frère Miltiadis, professeur grec de littérature comparée établi à Paris et féru de linguistique, sa soeur entame, en hommage à son frère, une enquête à la recherche du premier mot prononcé par l'Homme, LE mot que Miltiadis aurait voulu connaître avant de mourir. Elle rencontrera de nombreux scientifiques, médecins, poètes et érudits, certains ayant connu et/ou cotoyé Miltiadis.
Après Scènes de la vie d'un jeune garçon et Vers l'âge d'homme, voici le 3ème volet de l'autobiographie de Coetzee. L'été de la vie couvre le début des années 70, période à laquelle l'auteur, trentenaire, écrivait déjà mais n'avait pas encore rencontré le succès.
Philippe Forest mêle la grande histoire (celle de l'aviation, en l'occurence) et la chronique familiale (son père fut pilote d'avion) dans ce livre ambitieux, de plus de 500 pages, qui est déjà l'un des événements de cette rentrée littéraire 2010.
Le docteur Faraday, médecin de campagne, se rapproche de la noble famille Ayres qui l'impressionne depuis l'enfance, et devient le témoin privilégié de leur lente déchéance. En effet, outre leur fortune qui s'amenuise au fil des mois et la décrépitude du manoir autrefois flamboyant, d'étranges événements viennent troubler la quiétude du domaine et le quotidien de ses habitants. Bruits de pas dans des pièces condamnées, apparitions de marques mystérieuses sur les murs, rien ne leur est épargné.
Deux hommes se rencontrent par hasard dans un café. Ils ne se connaissent pas et n'ont en commun que leur langue maternelle, mais ils vont pourtant choisir de faire la route ensemble. Au fil des kilomètres les langues se délient et Martijn, le conducteur, confie à son passager l'histoire du tragique destin de sa fille Léa.
Mal remise du décès de son frère Paul, un jeune auteur décédé à l'âge de 25 ans, Marie Sellies apprend qu'une des pièces de ce dernier va être jouée à Avignon dans le cadre du festival. "Nuits rouges" est mise en scène par Odon Schnadel, éditeur et directeur du "Chien fou". Cette année à Avignon. les intermittents du spectacle sont en grève, la moitié des pièces sont annulées, la ville est en ébullition. Odon est tendu, il espère que sa pièce pourra être jouée, et que la salle sera pleine. Il a peur, aussi, de ses retrouvailles avec Mathilde, une comédienne très médiatisée qui revient dans sa région d'origine après des années d'absence. Et puis, il y a la rencontre de Marie et le choc que cette rencontre cause à Odon, un homme d'habitude plutôt calme et solitaire.
Arrivée à la cinquantaine, le bilan familial de Dominique n'est pas très heureux : un père qui a pris la fuite lorsqu'elle avait à peine 2 ans, une mère hantée par son souvenir et qui a fini par mourir de chagrin, une soeur dont elle n'a que très peu de nouvelles après de nombreuses disputes et une vie de solitude après un mariage malheureux qui n'aura pas donné d'enfants.