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LES HUIT MONTAGNES – PAOLO COGNETTI

Prenons de la hauteur et partons vers sommets enneigés avec le nouveau roman de Paolo Cognetti, « Les Huit montagnes » aux Editions Stock.

Souvenez-vous, P. Cognetti, c’est le « Garçon sauvage », roman sorti en 2016 qui nous emmène au milieu des arbres et des montagnes. Récit poétique sur la nature et le processus d’écriture, ce texte vient d’ailleurs de sortir en poche (aux Editions 10-18).

Dans « Les Huit Montagnes », l’auteur démontre à nouveau qu’il sait mieux que personne raconter ses Alpes italiennes mais aussi les autres sommets terrestres. Alors qu’une solitude volontaire imprégnait son premier roman, Cognetti ouvre cette fois-ci son récit à d’autres personnages. Pietro, le narrateur, jeune garçon de la ville, découvre les pentes alpines au côté d’un camarade de jeux, Bruno, qui, lui, y est né et ne les a jamais quittées. On retrouve aussi un père, homme central du roman, partagé entre son amour pour la montagne et ses obligations citadines. Tiraillement qui rejaillit sur les relations familiales. Ces relations sont d’ailleurs à l’image du lieu qui les entourent : généreuses mais aussi froides et silencieuses. 

Cognetti signe un roman où l’intime (sûrement autobiographique) se mêle à l’universel, où la Nature est grande et l’homme petit. Ce texte est une véritable invitation poétique à une longue méditation et réflexion sur la montagne et la place que l’homme doit y prendre.

A lire et relire !

traduit de l’italien par Anita Rochedy

Stock – 21.50 euros

 

 

LE GARCON SAUVAGE – PAOLO COGNETTI

cognettiPaolo Cognetti, écrivain, la trentaine, tourne en rond dans la grande ville de Milan où il vient de passer un hiver déprimant. Pour retrouver l’envie de vivre et d’écrire il décide de partir pour le Val d’Aoste, une région montagneuse qu’il connaît pour y avoir passé des vacances avec son père quand il était enfant. A 2000 mètres d’altitude, il s’installe dans la petite maison abandonnée d’un vieux hameau encore fréquenté l’été par les gardiens des troupeaux de vaches et traversé de loin en loin par quelques touristes.  Amoureux de la solitude, Paolo Cognetti va mettre à profit le séjour dans sa thébaïde pour reprendre lien avec la nature, cultiver son jardin (ou du moins tenter de le faire), lire bien sûr : Thoreau, Elisée Reclus, Rigoni Stern qui vont l’accompagner dans ces quelques mois de retrait volontaire. Il fera aussi de belles rencontres, celles d’autres taiseux, si différents de lui mais qui partagent peut-être un même désir de solitude et d’absolu.

Ces carnets de montagne forment un très beau texte, poétique et pas dénué d’humour, et j’étais un peu triste de devoir redescendre trop vite de la montagne à mon goût – le texte est court – bien que je ne sois pas habituellement un fan absolu du « nature writing ». Très chouette lecture.

Traduit de l’italien par Anita Rochedy

Editions Zoé – 15 euros