SAMEDI 7 AVRIL, CONCERT DE SUPERCHAT !

PASCAL PARISOT VIENT NOUS FAIRE CHANTER SAMEDI 7 AVRIL À 14H !

Superchat, cap, capable de tout, branche son ampli à la librairie : Pascal Parisot, incontournable chanteur pour petits & grands, vient en mini-show case, avec dans son étui guitare ses chansons fantaisistes !

Lisez, écoutez, et chantez !!! Commençons avec Superchat, illustré par Roland Garrigue, et sous-titré « Les Souffrances du gros Werther »… Werther le ver de terre, accompagné de ses copains Ignace la limace et Othello l’escargot, se trouve en grande difficulté : il faut appeler Superchat à la rescousse ! C’est Supercolette, la souris verte, sa secrétaire, qui répond au téléphone, parce que Superchat, lui ne sait que miauler… À feuilleter et écouter, ici !

Mais il y a aussi au répertoire de Pascal Parisot Chat, chat, chat : 12 chansons pour les amis des matous (découvrez ici des extraits). Et n’oubliez pas « Les poissons panés » et « Mes parents sont bios », qui se trouvent dans les Comptines pour petits marmitons. Ces livres sont publiés par les éditions Didier Jeunesse, qui ont décidémment un catalogue de livres musicaux de toute beauté.

En attendant la réédition de La Vie de château, ou la nouvelle tournée de son spectacle Les Pieds dans le plats, venez découvrir l’univers de Superchat, avant la tournée officielle du spectacle !

On révise, on vocalise en vidéo :

Miaouuuuuu ! Vous pouvez même vous inscrire sur la page Facebook de l’événement !

PATRIA – FERNANDO ARAMBURU

Le Txato, patron d’une petite entreprise de transport du pays basque a refusé de payer l’impôt révolutionnaire exigé par l’ETA et il en est mort. Parmi les terroristes qui l’ont exécuté pourrait bien se trouver Joxe Mari, le fils de Miren et Joxian, les meilleurs amis du Txato et de son épouse Bittori.

Patria, la superbe fresque politique et familiale que signe Fernando Aramburu, s’articule autour de cette scène fondatrice et se structure en une succession d’allers et retours qui s’inscrivent sur une période d’une trentaine d’années (bien avant l’assassinat) jusqu’en 2011, année où l’ETA dépose les armes. C’est à cette époque que Bittori revient au village où elle vécut  avec son mari et ses enfants, un geste considéré comme un défi par la communauté villageoise qui a ostracisé sa famille à partir du moment où il devint évident que le Txato était une cible de l’ETA. Histoire de famille, Patria relate un pan douloureux de l’histoire du Pays Basque où, en dépit de la fin du conflit armé, les rancoeurs restent vives et les plaies toujours ouvertes. A travers les deux figures centrales de Miren et Bittori, deux femmes « fortes » et de leurs proches Patria pose la question du pardon et une interrogation essentielle : comment continuer à vivre aux côtés de ceux et celles qui firent notre malheur ?

Roman phénomène en Espagne, Patria a conquis plus de 500 000 lecteurs. On souhaite à ce texte en tous points superbe de connaître succès comparable en France. Mon gros coup de cœur de ce début 2018.

Traduit de l’espagnol par Claude Bleton

Actes Sud – 25 euros

 

COURTES DISTANCES – Joff Winterhart

Courtes distances Joff Winterhart Cà et là
Tout est dans le win-win.

Sam est une grande tige de 27 ans, complètement paumé, après trois échecs universitaires, des jobs en free lance qui n’aboutissent pas, et un passage par la case hôpital psy. Le voilà de retour chez sa mère, dans une petite ville de province, prêt à faire n’importe quel boulot. Il se retrouve aux côtés de Keith, un bedonnant commercial sexagénaire. Son activité professionnelle restera nébuleuse, l’ensemble consistant à rendre visite à des connaissances de Keith, à écouter ses histoires dans l’habitacle de l’Audi, à faire signer des formulaires, à patienter dans des salles d’attente. Et à se rendre à la réunion rôtisserie bi-mensuelle. Dans ce vide, Sam récolte de précieux détails, pose son regard sensible sur de petites choses et de banals personnages. Les habitudes de Keith, son chien et sa solitude, deviennent touchantes ; Kenny, considéré comme l’idiot du village, fait des interventions quasi poétiques. Un vieux panneau a des qualités esthétiques. Les discussions avec Valerie en fumant voient naître une complicité profonde. La difficulté d’être du personnage est bien rendue, mais aussi la manière dont ce grand poucet parvient à s’en tirer, en saisissant ces petits riens qui le raccrochent au monde et aux gens.

L’été des Bagnold du même auteur saisissait déjà subtilement les rapports entre une mère et son fils. Ce nouveau livre de Joff Winterhart confirme son talent : un regard décalé, un sens du dérisoire et un humour dépressif franchement singulier dans le paysage de la bande dessinée.

Traduit de l’anglais par Martin Richet.

Çà et là – 24 €

Les mamies d’Eric Veillé arrivent chez les Buveurs d’encre!

A l’occasion de la sortie de « L’encyclopédie des mamies », nous recevrons Eric Veillé pour une séance de dédicaces le samedi 17 mars à partir de 14h.

 

L’encyclopédie des mamies -13.90€ – Actes sud

Connaissez-vous vraiment les mamies ? 

Grâce à Eric Veillé et son « Encyclopédie des mamies » publiée chez Actes sud junior, apprenez tout ce qu’il faut savoir sur les mamies du monde entier: quels sont leurs supers pouvoirs? Où vivent-elles? Comment les coiffer ?

Eric Veillé a réponse à toutes les questions que vous vous posez sur les grand-mères!

Avec des planches très détaillées et pleines d’humour, vous aurez envie de passer des heures à lire et relire cette super encyclopédie!

Vous connaissez certainement Eric Veillé pour ses ouvrages précédents comme « Les secrets de l’école », « Mon imagier après la tempête » ou encore les aventures de Lionel, ce lionceau plein de caractère! Il y en a pour tous les âges et tous les goûts!

Les albums pour les enfants à partir de 4 ans:

Les aventures de Lionel dès 2 ans:

Retrouvez également le talent d’Eric Veillé dans un album en collaboration avec Pauline Martin : « Maman à l’école » et dans une bande dessinée pour les adultes publiée chez Cornélius: « Le sens de la vie et ses frères ».

vendredi 16/03 rencontre avec ALAIN JOMY pour OLGA ET LES SIENS

RENCONTRE AVEC ALAIN JOMY

vendredi 16 mars à 19h30

à la librairie les buveurs d’encre

Avec Olga et les siens, Alain Jomy nous fait revivre son histoire et celle de sa famille, juifs ashkénazes qui vinrent de Pologne, de Lituanie, de Russie trouver en France une vie meilleure, et qui furent bientôt rattrapés par les tourments de l’Histoire. De la famille (nombreuse !) de l’auteur émerge la figure centrale de la tante maternelle, Olga. Arrivée seule en France, Olga, après bien des voyages, trouvera refuge en Corrèze dans le petit village de Curemonte. Elle réussira à y faire venir son frère et sa belle-sœur ainsi que l’auteur du livre, le petit Alain, âgé d’un an à peine. La famille survivra à ces années de ténèbres grâce au silence complice de la population qui ne trahira pas ces « parisiens » traqués, venus se mêler à elle.
Soixante-dix ans ont passé, mais les liens que l’auteur tissa dès sa petite enfance avec le village de Curemonte sont restés indéfectibles. Car si les racines familiales d’Alain Jomy plongent « là-bas », à l’Est de l’Europe, il est aussi corrézien, désormais, tant les instants de bonheur de ce beau récit familial et mémoriel –instants d’autant plus précieux qu’ils sont fragiles- s’inscrivent dans ce beau village qui fut, pour lui et sa famille un havre en ces temps de barbarie.

Alma éditeur – 23 euros.

Auteur, réalisateur et compositeur, Alain Jomy a composé de nombreuses musiques de films, Il a publié deux romans Heureux comme à Monterey (Calmann-Lévy, 2000) et Le livre d’Héléna (Ramsay, 2007). En tant que documentariste, il a notamment réalisé Ils étaient Juifs et résistants (2016, Ugoprod).

Nous aurons le plaisir de recevoir Alain Jomy à la librairie vendredi 16 mars à 19 heures 30 à la librairie pour un échange autour de son récit, suivi d’une séance de dédicace… et d’un pot amical!

KONBINI – Sayaka Murata

konbini sayaka murata denoel
« Nous jurons d’offrir au client le meilleur des services, afin qu’il choisisse et chérisse toujours notre magasin ! »

Keiko travaille depuis 18 ans dans un Konbini, une supérette ouverte 24h/24. Cette employée zélée n’a pas son pareil pour mettre en valeur les opérations promotionnelles et réciter les formules d’usage du SmileMart. Cet uniforme qu’elle revêt avec tant de plaisir lui permet de masquer une forme d’étrangeté : prenant tout au premier degré, elle ne comprend rien aux conventions sociales. Mais son camouflage commence à prendre l’eau : elle occupe un job à mi-temps depuis trop longtemps, et son célibat devient suspect.

Konbini est un texte bref, incisif et drôle sur le conformisme. Keiko ne refuse pas le jeu des conventions, au contraire, elle souhaite s’y fondre totalement, mais elle ne comprend pas les règles. Mi-autiste, mi-enfantine, elle tente d’absorber les manières de faire et de parler de son entourage, comme un extra-terrestre sous couverture, qui peinerait à intégrer l’implicite et le sous-entendu. Le petit monde de l’entreprise, dès lors que tout est codé, et imprimé dans le manuel, devient un bocal rassurant. C’est farfelu, avec une pointe de malaise qui épice drôlement ce récif.

Traduit du japonais  par Mathilde Tamae-Bouhon.

Denoël – 16,50€

JEFFERSON – JEAN-CLAUDE MOURLEVAT

Jefferson est un jeune hérisson poli, discret et un peu coquet. Lorsqu’il se rend dans son salon de coiffure favori pour se faire retailler la houppette, il découvre son coiffeur gisant au sol, une paire de ciseaux plantée dans la poitrine. Pris de panique il prend la décision stupide de retirer les ciseaux du corps de M.Edgar . C’est alors que Mme Kristiansen le surprend et se persuade que Jefferson est l’assassin.
Alors que toutes les preuves accusent le pauvre hérisson, Jefferson est obligé de prendre la fuite et de se cacher.
Parviendra-t-il à faire preuve de son innocence? Qui a tué le bien-aimé coiffeur de Défini-tif?

Jefferson est un roman policier sous forme de fable animalière captivant et très bien mené. L’auteur nous offre une véritable enquête dans un monde où certains animaux ont obtenu la parole et vivent en marge des humains qu’ils redoutent.
Ce roman, bien plus qu’un simple polar, traite en fond de sujets très actuels et importants tels que la discrimination, la présomption d’innocence, l’intégrité des médias et la maltraitance animale.

Jean-Claude Mourlevat réussit à parler avec simplicité de ces sujets complexes même pour les adultes au travers de personnages attachants et bien construits. Mis à hauteur d’enfant, il encourage à la réflexion et à se poser des questions sur le monde qui nous entoure.

En somme Jefferson est un roman très réussi qui plaira au jeune public comme aux adultes. Une pépite!

Dès 9 ans.

Chez Gallimard Jeunesse – 13.50€

NEW MOON, CAFE DE NUIT JOYEUX – david dufresne

Avant de devenir un Bio C’bon, le 66 de la rue Pigalle abritait le New Moon, salle mythique du rock parisien des années 80 et 90.  Et bien avant cela, pendant plus d’un siècle, ce fut une succession de cabarets qui évoquent  un Pigalle aujourd’hui disparu : le Sphinx, le Bricktop’s, le Monico…

Une tentative d’épuisement d’un des (hauts) lieux de la nuit  parisienne à travers ses multiples avatars, un récit passionnant mené d’une plume alerte par David Dufresne.

Le Seuil – 20 euros

Dédicace samedi 10 mars de Rustine, sorcière ordinaire

Samedi 10 mars de 14h à 16h, nous avons le plaisir d’accueillir Roland Garrigue et Delphine Perret à l’occasion de la sortie de l’album Rustine, sorcière ordinaire paru chez Albin Michel jeunesse
Chez Albin Michel jeunesse – 12.90€

Rustine est une petite sorcière comme les autres mais elle s’ennuie beaucoup dans son monde magique où chaque objet prend vie, où les poissons portent une barbe et où les plantes mangent les punitions. Lorsqu’elle reçoit une lettre de Simon, un garçon de notre monde, elle découvre alors l’univers fascinant de notre quotidien et une belle amitié commence.
Rustine sorcière ordinaire est un très bel album, plein d’humour qui montre l’extraordinaire dans notre monde ordinaire. La petite sorcière curieuse et malicieuse saura plaire aux petits comme aux grands. Les couleurs joliment travaillées, les dessins fourmillant de détails, et les chats à trois têtes vous ensorcelleront…

 

 

Retrouvez au dessin Roland Garrigue et son coup de crayon magique.  Vous connaissez peut-être cet illustrateur grâce à la série des Comment ratatiner…, à l’album Bon chat méchant chat ou encore grâce au livre musical Superchat avec Pascal Parisot (retenez ce titre, nous en reparlerons tout bientôt). Dernièrement vous avez pu admirer ses illustrations pour les albums Les amoureux sont trop bêtes ou Les recettes de l’amour fou aux éditions Sarbacane.

L’histoire de « Rustine » sort de la plume de Delphine Perret, autrice et illustratrice de talent. Elle a aussi écrit d’autres histoires formidables comme Moi, le loup… , Björn, six histoires d’ours et Björn et le vaste monde, deux albums pleins de poésie et de finesse qu’elle a illustrés, et qui lui ont valu une récompense au Salon de Montreuil, une « Pépite des petits », et le prix Sorcières des librairies spécialisées en jeunesse. C’est dire si tout le monde est d’accord sur son talent.

Samedi 10 mars, ne manquez pas cette super rencontre avec Roland Garrigue et Delphine Perret de 14h à 16h.

Et on peut même s’inscrire sur la page Facebook de l’événement !

 

LES ARGONAUTES – Maggie Nelson

Maggie Nelson vous invite à la réflexion comme on embarque sur Argo. Elle emprunte l’image à Roland Barthes, qui l’utilisait pour décrire la personne qui dit « je t’aime » : « le travail même de l’amour et du langage est de donner à une même phrase des inflexions toujours nouvelles ». Au travers d’expériences communes, universelles, comme l’amour, le rapport au corps, à la maternité, à la parentalité, Maggie Nelson nous propose un regard neuf, décapant. En combinant des éléments de son vécu et des éléments théoriques, anecdotes et analyses, elle construit une réflexion brillante et passionnante sur le genre, l’art et l’amour. Rien que ça. Offrez-le à votre copine, ou votre copain, qui vient de devenir parent, ça changera du livre de naissance niais…

Traduit de l’anglais (Etats-Unis) par Jean-Michel Théroux.

Editions du Sous-sol – 19,50 €