MOI CE QUE J’AIME, C’EST LES MONSTRES – Emil Ferris

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Karen dessine tout le temps : inspirée par les revues d’horreur de son époque (nous sommes en 1968) et ses ballades au musée de Chicago où elle habite avec son frère et sa mère, elle crayonne son histoire assidûment. Elle s’imagine monstre et s’accorde mal avec ses camarades de classe consensuels et cruels. Sa voisine Hanka trouve la mort dans des circonstances étranges et Karen enquête.

Cette plongée dans l’enfance est fascinante : les rêves, les angoisses, les pulsions de Karen sont traduites par un trait dense, qui sculpte les détails, mélange réel et imaginaire avec de puissantes images. Le lecteur est immergé dans la psyché riche et poétique d’une enfant hors norme, puis découvre à l’intérieur, comme une poupée russe, le récit d’Hanka, née à Berlin en 1920. Entre magie et horreur, ces deux enfants composent un intense récit.

Soyons honnêtes, rares sont les livres qui vous réservent une telle expérience de lecture, totale, exigeante, troublante : j’en suis ressortie essorée et éblouie. Ce livre est gigantesque.

Monsieur Toussaint Louverture – 34,90€

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