LE PLONGEUR – Stéphane Larue

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De retour de son service de nuit, à Montréal, le narrateur, qui travaille dans un restaurant, recroise Bébert, cuisinier charismatique dont il a fait la connaissance en 2002. A l’époque, il s’accroche à ce job de plongeur, alors qu’il est étudiant en arts graphiques, et qu’il accumule les dettes à cause du jeu et des machines à sous. Il découvre les coulisses surchauffées et électriques d’un restaurant, les after enivrés, les luttes intestines, les usages. L’étudiant dévoile aussi son histoire et la façon dont il est aspiré par cette dépendance au jeu, combien elle dissout ses amitiés.

L’univers et l’écriture du Plongeur sont délectables : le français québécois de Stéphane Larue est un plaisir de lecture, et si l’on est peu habitué, on prend ses repères peu à peu et on savoure cette langue inventive. Je garde en mémoire l’adjectif “désâmant” pour qualifier le travail dans un call center. Anyway, il écrit avec l’accent et on le suit dans les nuits de Montréal, avec son goût pour le hard rock et le métal, ses mauvais choix et ses vrais amis. La description de l’ambiance d’un restaurant est d’un réalisme saisissant et fascinant : le service est représenté à la manière d’un véritable opéra (rock). Une découverte franchement baroque.

Le Quartanier – 22€

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