K comme… KERVIEL

« T’en es plus à 20 euros près… Alors, fais pas le crevard et achète mon bouquin. » J’avais écrit sur ce même blog que je ne me ferais plus avoir, et bien figurez-vous que si, je me suis fait prendre encore une fois, caramba ! comme je m’en suis rendu compte pas plus tard que ce matin. Mais revenons à l’origine du crime… Il y a de cela environ deux mois, j’avais rendez-vous pour la première fois avec notre nouvelle représentante Flammarion. Une première fois, c’est toujours un peu spécial, et ces jours-là je me fais la raie sur le côté et j’essaie de me montrer encore plus gentil et prévenant qu’à l’accoutumée. Si, si, je vous assure que c’est possible. Aussi, quand cette charmante enfant m’annonce que sort un titre sous X (*) « super attendu, signé par un homme politique de premier plan, argumenté, polémique », je masque mon scepticisme et au lieu de répondre « trop génial, mais ça va pas être possible » je dis « ok, tu m’en mets trois ». Pour dire vrai, je pensais à une bio non autorisée de Strauss-Kahn ou aux éventuelles mémoires de Jacques Toubon (non, je blague). Bref, le truc qui ne se vend pas, mais qui somme toute peut être décoratif, et comme c’est en général gros et massif, servira éventuellement à caler les coins de table. Là-dessus, le rendez-vous se termine, ainsi que la journée puis le mois aussi, pendant lequel je continue à vivre ma passionnante vie de libraire. Et puis là-dessus viennent les vacances, j’oublie tout, plus rien à faire du tout… jusqu’à ce matin, où de retour d’un week-end de repos bien mérité (oui,…

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K comme… KAPITAL

« Critiquer Musso, je trouve cela facile et limite petit-bourgeois » - Karl Marx Je ne sais pas si vous avez remarqué, mais les allemands chevelus se succèdent à vive allure ces temps-ci. Je ne parle pas de ces fiers footballeurs à la mule conquérante (*) qui brisèrent à grands coups de tatane nos footeux rêves d’enfants et s’avèrent aujourd’hui incapables de se qualifier pour les quarts de finale de la moindre coupe d’Europe, les pauvres… Nan, c’est plutôt à Bill et à ses copains de Tokyo Hôtel que je pense. Or, à peine les susnommés nous lâchent-ils la grappe pour retourner à un anonymat bien mérité que déboule à son tour Karlito et son orchestre, le sympathique barbu effectuant un grand come back partout dans l’hexagone. Et en premier lieu en librairie. Et même aux Buveurs d’Encre, tiens, et pas qu’un peu. Nos relevés de vente parlent d’eux-mêmes : L’hypothèse communiste par Alain Badiou : 16 ventes depuis avril 2009 Que serais-je sans toi ? de Guillaume Musso : 7 ventes dans le même laps de temps Une vraie branlée ! Et à la régulière, en plus, les deux bouquins étant sortis à peu près en même temps. Avec le handicap d’un titre et d’une maquette, pardonnez-moi Alain, quelque peu austères. A mon avis, vous choisissiez Que serais-je sans Karl ? imprimé en joli doré et on l’éclatait à donf’ le Musso ! Cet exemple, garanti 100% réel, n’est pas un cas isolé sélectionné avec patience et mauvaise foi. Les exemples pullulent comme les pancartes un jour de grève… L’insurrection qui vient, (34 ventes cette année contre 16 l’année de sa sortie en 2007), « Démocratie, dans quel état ?…

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