Petit oiseau du ciel – Joyce Carol Oates

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poaPetit oiseau du ciel, 62ème roman traduit de la (très) grande Joyce Carol Oates, vient de sortir en poche. « Un de trop ? » demandera le lecteur suspicieux. Eh bien non, un DE PLUS. Joyce Carol Oates nous revient toujours aussi magistrale.

Petit oiseau du ciel, c’est le titre d’une chanson de Zoé Kruller, jeune chanteuse retrouvée morte un soir dans sa maison de Sparta. Les soupçons de la police se portent sur son ex-mari et sur son amant, Eddy Diehl, un père de famille au passé houleux, mais aucune preuve ne viendra jamais les incriminer. C’est autour des répercussions de cette affaire en suspens que se construit le roman. Découpée en deux parties, l’histoire se concentre d’abord sur Krista, la fille d’Eddy qui observe sa famille se déchirer, avant de se tourner vers Aaron, le fils de Zoé. Inévitablement liés par la tragédie, les deux enfants se cherchent et se trouvent, se reconstruisent mutuellement malgré l’absence et le doute. Construit comme un polar, le roman ne cherche pas tant à résoudre le meurtre qu’à observer les répercussions de l’affaire sur l’évolution des deux protagonistes.

Oates reprend ici le thème de l’éclatement familial auquel elle tient tant et qu’elle avait déjà abordé avec Petite soeur, mon amour et avec Les Chutes. Dans Petit oiseau du ciel, on se sent comme un voyeur mal caché : le sentiment d’inconfort laisse rapidement place à la délectation et on en veut plus, toujours plus.

Traduit de l’anglais (E.U.A) par Claude Seban

Editions Points – 8,30 euros

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