UNE JOIE FEROCE – Sorj Chalandon

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Jeanne, la quarantaine, un mari, un métier de libraire qu’elle aime mais une routine qui s’installe malgré tout… Jeanne, qui a un deuil difficile à faire, qui trouve refuge dans la lecture et qui donne le change face à ses clients. Jeanne, peut être un peu trop lisse, insaisissable certainement, jusqu’au jour où on lui apprend qu’elle a un cancer du sein. Et là, tout change, à commencer par la perception du monde qui l’entoure. D’absent, son mari devient encombrant, les journées ne se passent plus au milieu des étagères réconfortantes mais à l’hôpital où la chimio rassemble ceux et celles qui n’ont pas eu de chance. Le cocon se mue en champ de bataille et la mélancolie cède la place à une formidable envie d’en découdre.
D’aucuns pourraient penser que le cancer va être le propos de ce roman mais absolument pas car ce n’est là que la première partie du roman de Chalandon.
Jeanne, face à son cancer, décide donc de se battre. Elle choisit ses sœurs d’armes dans la salle d’attente : Brigitte, qui lui donne de précieux conseils d’ancienne combattante, Assia qui l’accompagne, Mélody, pauvre jeunette que les deux femmes lui présentent.
Chalandon passe alors à la deuxième partie de son récit. Le scénario prend soudain un tour inattendu et glisse vers une sorte de polar car en dépit de la maladie, ou grâce à elle, le quatuor d’héroïnes décide de régler ses comptes en frappant un grand coup. Après tout, elles n’ont rien à perdre et tout à gagner. Un changement de registre qu’on avait pu remarquer déjà dans Le jour d’avant, le précédent roman de Chalandon, et qui décidément lui va bien. Le suspense donne un souffle nouveau à l’histoire et l’auteur parvient alors à nous embarquer, selon une construction parfaitement maîtrisée.
Une lecture que je vous recommande car franchement, on envie presque la folle insouciance de Jeanne et de ses nouvelles copines et l’aventure insensée dans laquelle elles s’embarquent !

éditions Grasset – 21 euros

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