UN ETE SANS LES HOMMES – Siri Hustvedt

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un ete sans les hommesMia est une écrivain discrète, mariée depuis 30 ans à Boris, un brillant neuroscientifique. Lorsque ce dernier lui annonce qu’il veut faire une Pause (sachant que la Pause a 20 ans de moins et qu’elle est Française), l’univers new-yorkais feutré de Mia explose. Pendant quelques semaines elle est même délirante, et internée. Cet état de crise l’oblige à fuir la ville, et à trouver refuge dans le Minnesota, où sa mère est en maison de retraite. Durant un été, elle va se lier avec le cercle de vieilles dames, qu’elle appelle « les cygnes », avec sa voisine, une jeune mère, avec un groupe de lycéennes qui suivent son atelier de poésie ; elle correspondra aussi avec un étrange corbeau, et bien sûr avec Boris. Siri Hustvedt décrit un univers féminin plein de fantômes et de colères, mais qui ne manque pas d’autodérision : les personnages sont sur le fil, fragiles et superbes, comme Abigail, une excellente couturière de 94 ans qui dissimule dans d’innocents couvre-théière ou rideaux des motifs discrets mains néanmoins cauchemardesques ou fantasmatiques. Un roman sur les déchirures et les rapiècements, sans fard, mais brodé avec malice et verve.

Traduit de l’américain par Christine Le Boeuf.

Actes Sud – 18 €

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