LONG WEEK-END – Joyce Maynard

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MAYNARD Et si une prise d’otages marquait le début d’une belle histoire d’amour ? Dit comme cela, je vous accorde que ça sonne un peu comme du Marc Levy, et que cela ne donne pas forcément envie de se jeter sur le bouquin. D’autant que pour ne rien arranger, la couverture est d’un moche achevé. Il serait cependant dommage de s’arrêter là et de passer à côté d’un roman très plaisant et fort bien mené.
Henry, le narrateur, a 13 ans. Il vit avec sa mère, Adele, belle femme recluse chez elle depuis que son mari est parti. La vie de la mère et du fils suinte l’ennui des banlieues résidentielles américaines. Un jour où, exceptionnellement, Adele est sortie pour se rendre au supermarché, sa route croise celle de Frank, un détenu évadé et blessé. Adele et Henry vont ramener Frank à la maison. Mi preneur d’otages, mi invité, Frank va se faire une place dans le coeur et le lit d’Adele et tenter de gagner l’affection d’Henry.
Cette l’adolescent qui rapporte ce huis-clos amoureux qui se déroule sous ses yeux et durera le temps d’un long week-end férié de quatre jours. Joyce Maynard joue très habilement de l’ambiguité des sentiments qu’Henry éprouve pour celui qui fait irruption dans leur existence et qu’il soupçonne de vouloir lui dérober sa mère.

Il semble que le roman a fait l’objet d’une adaptation au cinéma; entre de bonnes mains, cela pourrait donner quelque chose d’aussi bien que Sur la route de Madison. N’attendez pas le film pour découvrir le roman !

traduit de l’américain par Françoise Adelstain

éditions Philippe Rey – 19 euros

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