JE CHERCHAIS UNE RUE – Charles Willeford

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WILLEFORD Charles Willeford (1919-1988) est un romancier dans la plus pure tradition américaine : boxeur, militaire, entraîneur de canassons, éditeurs de magazines, il a exercé mille et un métiers. Chez nous, il est surtout connu comme auteurs de polars (édités chez Rivages). Cette fois, ce n’est pas un policier que Rivages nous propose, mais le récit autobiographique que Charles Willeford fait de ses jeunes années.
Né dans une famille plutôt fortunée, Charles vit chez sa grand-mère à Los Angeles, depuis le décès de ses parents. Une enfance heureuse, entouré de l’amour de la grand-mère, et de la figure un peu inquiétante d’un grand-oncle haut en couleurs. Malheureusement, la grande crise des années 30 vient chambouler cette vie heureuse. La grand-mère perd son travail de chapelière, les ressources de la famille s’amenuisent très vite. Charles, qui a conscience de ces changements, ne veut pas être un poids. Un beau matin, au lieu de se rendre à l’école, il prend la route. Ou plutôt le train, car comme des dizaines de milliers d’américains, il rejoint le flux des sans domicile-fixes qui sillonnent les Etats-Unis en empruntant clandestinement les trains de marchandises. Charles a alors treize ans, et cette errance va durer plusieurs années.

Je cherchais une rue est un témoignage de première main extrêmement intéressant sur l’Amérique des années de la crise. C’est aussi le récit touchant d’un adolescent qui, dans des conditions de vie parfois très difficiles, garde un optimiste et une joie de vivre communicatives.

Traduit de l’anglais ((E.U.A) par Ludivine Bouton-Kelly

Rivages noir – 8 euros

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