DU COTE DE CASTLE ROCK – Alice Munro

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du cote de castle rockfugitivesComme dit mamie, mieux vaut tard que jamais… d’accord ce livre est sorti il y a trois mois, tout comme l’édition de poche de Fugitives. Et oui, cette auteure a déjà une longue bibliographie et une flopée de prix et d’admirateurs, qui auraient dû me mettre la puce à l’oreille. Donc mieux vaut tard que jamais, parce que définitivement, ce fut une très belle rencontre. Du côté de Castle Rock est un autofiction familiale, qui remonte dans le temps, à l’époque des ancêtres écossais de la narratrice (canadienne anglophone, j’ai oublié de le préciser). Elle part d’archives, mélange documents historiques et fantaisie romanesque et compose son arbre généalogique comme un recueil de contes et d’histoires. Sans forcer le trait, sans tomber dans l’anecdote ou la légende, elle dessine dans chacun des chapitres une époque, un lieu, un événement, puis saute dans le temps et s’attache à la génération suivante, jusqu’à arriver à sa propre vie, dont elle livre deux épisodes. Fugitives est un recueil de nouvelles, où les personnages féminins fuient, fuguent, s’échappent, voyagent. Alice Munro maitrise la forme concise : en une cinquantaine de pages, le lecteur est pris dans une histoire, ou plutôt dans un personnage, et son évolution. Et cet humour, ou cette distance malicieuse, qu’elle a parfois, donne à ses récit un goût ou un parfum particulier, celui d’une dame mi-grave mi-moqueuse.

Traduit par Jacqueline Huet et Jean-Pierre Carasso.

Du côté de Castle Rock, L’olivier – 22 €

Fugitives, Points Seuil – 7,50 €

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