Tous les articles par Juliette

BELLE MAISON – Anaïs Brunet

Une évocation de la douceur estivale : vive les vacances !

Comme chaque année, Noufou et Lise viennent dans leur maison de vacances, au bord de la mer : ils reprennent leurs habitudes estivales dans cette belle demeure, sous le regard bienveillant de la narratrice. Mais qui raconte l’histoire ?

Belle maison est un album à l’atmosphère délicate et ensoleillée qui a le parfum des vacances, des siestes à l’ombre et des serviettes de plage pleines de sable… Il évoque ce temps suspendu de l’enfance et des vacances avec d’éblouissantes illustrations à la gouache peuplées de poissons, d’oiseaux, de fleurs, qui font écho aux motifs géométriques décoratifs de la maison. Au milieu, ces deux enfants, laissés à eux-mêmes dans cette demeure, ce royaume rempli de poésie et de douceur. Un avant-goût des vacances bienvenu !

Sarbacane – 15,50 €

CALPURNIA, suivie de CALPURNIA & TRAVIS – Jacqueline Kelly

Calpurnia commence par se passionner pour le monde végétal…
…puis s’intéresse au monde animal !

Calpurnia, qui déteste son prénom, appelez-la Callie, grandit au Texas, entourée de sa famille, une tribu de frères où elle est la seule fille, le tout mené à la baguette par leur mère. Leur père possède une plantation de coton. De son laboratoire, Bon-Papa, grand-père passionné de sciences naturelles, mais assez étranger aux intrigues familiales, émerge parfois. Nous sommes en 1900, et bien qu’elle soit une fille, destinée aux leçons de piano et à la couture, Callie n’a rien d’une petite fille modèle, et encore moins docile. Curieuse et vive, elle prend goût à l’étude scientifique avec Bon-Papa, lit Darwin et s’épanouit loin des sentiers battus… Dans le deuxième volume qui vient de paraître, Calpurnia & Travis, le feuilleton continue : Travis, le benjamin de la famille au coeur tendre, tente d’apprivoiser bon nombre d’animaux sauvages (ce qui est l’occasion pour Callie de faire de l’observation scientifique ), une tempête frappe le Texas et une cousine vient s’installer chez eux, tandis que Callie réfléchit sérieusement à son avenir.

Avec ses faux airs de Petite maison dans la prairie (on imagine sans peine le petit village et les personnages vêtus de cotonnades…), cette série est un délicieux feuilleton avec un personnage fort, intelligent, et curieux. Jacqueline Kelly décrit avec autant de vivacité l’éveil intellectuel de Callie que les multiples rebondissements de cette chronique d’une famille nombreuse. Une série prometteuse et addictive !

Calpurnia, traduit de l’anglais (U.S.A.) par Diane Ménard – 8,80 €

Calpurnia & Travis, traduit de l’anglais (U.S.A.) par Dominique Kugler – 18,50 €

L’école des Loisirs

UNE SOEUR – Bastien Vivès

Une subtile évocation de l’adolescence.

Comme chaque été, Antoine, 13 ans, son petit frère et ses parents se rendent dans leur maison de vacances au bord de la mer : pendant le trajet en voiture, les parents évoquent une amie qui vient de faire une fausse couche. Elle va passer quelques jours avec eux, accompagnée sa fille de 16 ans, Hélène. Celle-ci va troubler les habitudes des garçons, et surtout Antoine.

Le récit est à hauteur de ses personnages, qui naviguent entre enfance et adolescence, entre dessins, puzzles, baignade, et soirées en bande, alcool et jeux de séduction. Le ton trouvé par Bastien Vivès est juste, et ses personnages délicats : ni vulgarité, ni naïveté, mais bien une forme de vérité, et de grâce. Hélène et Antoine échappent aux clichés de l’adolescence et du premier amour, et portent un récit tout en subtilité.

Casterman – 20 €

 

07/07 VISITE GUIDEE DU QUARTIER AVEC PASCAL VAREJKA, AUTEUR DE « C’EST L’HISTOIRE DU 19E ARRONDISSEMENT DE PARIS »


DECOUVERTE DU QUARTIER

AVEC L’HISTORIEN PASCAL VAREJKA


VENDREDI 7 JUILLET 18H

 

Connaissez-vous Paris ? et surtout notre quartier ? Nous avons le plaisir de vous convier à une promenade avec Pascal Varejka, historien féru de Paris, et co-auteur avec Martine Annabelle Arak du récent C’est l’histoire du 19e arrondissement de Paris (éditions La Lucarne des écrivains). Il vous invite à une promenade dans les lieux connus et moins connus de notre quartier, pour (re)découvrir les charmes cachés de nos rues.

Rendez-vous à 18h à la librairie pour une déambulation dans le quartier d’une durée d’1 heure, puis retour à la librairie pour quelques rafraîchissements et pour vous faire découvrir une sélection de livres autour du XIXe arrondissement.

Merci de vous inscrire, par mail ou téléphone (01 42 00 48 63) , pour une meilleure organisation de l’événement !

Samedi 17/06, dédicace jeunesse avec Anaïs Brunet



VENDREDI 17 JUIN 11H

RENCONTRE – DEDICACE

AVEC ANAÏS BRUNET

Nous sommes enchantés de recevoir Anaïs Brunet, l’auteur incroyablement talentueuse d’un premier album de toute beauté !

 

Passez la porte de cette Belle maison et vous serez enchanté par cet album jeunesse à l’atmosphère délicate et estivale. Deux enfants, Lise et Noufou, reviennent comme chaque année dans leur maison de vacances et visitent chaque pièce, retouvent leurs habitudes estivales sous l’oeil bienveillant et complice de la narratrice. Mais qui raconte l’histoire ?

Anaïs Brunet signe un premier livre remarquable : Belle maison est un merveilleux album qui a le parfum des vacances, des siestes à l’ombre et des serviettes de plage pleines de sable… Il évoque ce temps suspendu de l’enfance et des vacances avec d’éblouissantes illustrations à la gouache peuplées de poissons, d’oiseaux, de fleurs, qui font écho aux motifs géométriques décoratifs de la maison. Au milieu, ces deux enfants, laissés à eux-mêmes dans cette demeure, ce royaume rempli de poésie et de douceur. Un avant-goût des vacances bienvenu !

A lire et à écouter : l’élogieux article de Télérama et l’émission Le Temps des Ecrivains de France Culture de Christophe Ono-dit-Biot à laquelle elle était invitée.

La preuve, en images, de son talent et de son charme !

 

 

LES DOUZE BALLES DANS LA PEAU DE SAM HAWLEY – Hannah Tinti

Laissez le charme du mauvais garçon Sam Hawley agir…

Sam Hawley et sa fille Loo, 12 ans, vivent sur la route, jusqu’à ce que Sam décide de s’installer à Olympus, la ville où a grandi Lily, la mère disparue de Loo, et où réside encore sa grand-mère. L’intégration dans cette petite communauté est aussi difficile pour le père que pour la fille, avec leur histoire toute cabossée. Sam Hawley a d’ailleurs douze cicatrices causées par des armes à feu dont on découvre l’origine peu à peu, tandis que Loo et lui essaient de tisser tant bien que mal des liens avec les habitants d’Olympus.

Ce roman d’Hannah Tinti croise et emmêle de riches thématiques : la description d’une complexe relation père-fille, la peinture d’un amour fou entre Sam et Lily, le portrait de deux adolescentes borderline (Lily et Loo), et la carrière de Sam, délinquant vieillissant. L’ensemble est porté par des personnages très étoffés et des images fortes et troublantes (les motifs de la baleine, de la noyade, des montres vont et viennent ) qui donnent à cet excellent roman une vraie originalité et une belle intensité.

Traduit de l’anglais (Etats-Unis) par Mona de Pracontal.

Gallimard – 23 €

Comment (bien) rater ses vacances & suites – Anne Percin

Maxime Mainard est le héros plus qu’attachant d’une série de romans dont le quatrième opus vient de paraître : après Comment (bien) rater ses vacances, il y eut Comment (bien) gérer sa love story, puis Comment devenir une rock star (ou pas), et enfin le petit dernier Comment maximiser (enfin) ses vacances. Tout commence en banlieue parisienne, après le bac français : les parents de Maxime partent faire le GR20 et sa petite soeur va dans une colo poney. Il va donc rester chez sa grand-mère pour l’été : de quoi le ravir, vu la complicité qui les unit. Vous ferez au passage la connaissance de ses potes Kevin, au verbe fleuri, et Alexandra, partenaire idéale de jeux vidéos et tout autre délire. Sauf que rien ne se passe comme prévu, et que Maxime devra côtoyer le service d’urgences du Kremlin-Bicêtre, les flics et appeler à l’aide un oncle surnommé « Tonton déprimos ». Et accessoirement céder à ce qu’il appelle les « dindonneries », c’est-à-dire tomber amoureux…

Quatre volumes pour suivre pendant un an la vie de cet ado, qui se passionne pour l’économie et la musique, qui a de l’énergie à revendre, le sens de l’amitié et de la famille chevillé au corps, et un don inné pour la nouvelle cuisine : Maxime est formidable, un ado à l’humour ravageur et contagieux, qui mène sa barque de potes dans de beaux draps et avec entrain. On applaudit à tout rompre et on en redemande !

Editions du Rouergue – tomes 1  & 2 13,50€, tome 3 14,50€, tome 4 14,90€

VENDREDI 09/06 RENCONTRE AVEC PATRICIA TOURANCHEAU

Vendredi 9 juin

à 19 heures

Nous avons le plaisir de vous inviter à une rencontre avec Patricia Tourancheau à l’occasion de la parution de son livre « Le 36 » aux éditions Le Seuil / lesjours.fr

Saviez-vous, qu’au 36 rue des Orfèvres…

  • On trouve bel et bien un commissaire Mégret ?
  • Il y avait des poulets bien avant l’arrivée de la police ?
  • Existe un musée privé d’un genre assez particulier ?

Journaliste, Patricia Tourancheau a tenu la rubrique police, banditisme et faits divers à Libération pendant 29 ans avant de partir travailler pour le site d’information lesjours.fr. Elle a déjà publié trois livres : Les Postiches, un gang des années 80 (Fayard), La Traque de Guy Georges (Fayard) et avec Sébastien Bernardo, Brigade anti-criminalité (J’ai lu).

Autant dire que le 36 quai des orfèvres, les femmes et les hommes qui y travaillent, Patricia Tourancheau les connaît bien. Son livre fourmille de portraits et d’anecdotes et elle raconte, comme un feuilleton policier, les histoires d’hier et d’aujourd’hui qui font la légende du « 36 » : le club de la Poularde, la saga de la Rouquine, les labos des experts ou la bureau 315 où Gainsbourg sirotait son pastis.

Alors que la Police Judiciaire s’apprête à quitter dans quelques mois  les locaux qu’elle occupe depuis 1913 et l’époque des Brigades du Tigre pour migrer dans un immeuble flambant neuf  de la rue du Bastion (toujours au 36), Patricia Tourancheau vous invite à visiter une dernière fois cette adresse mythique, certainement l’une des seules que connaissent tous les Français !

Vendredi 9 juin, vous pourrez poser à Patricia Tourancheau toutes vos questions avant de vous faire dédicacer l’ouvrage si vous le désirez. Pour patienter jusqu’au 9 , voici une interview récemment donnée par Patricia Tourancheau à France Culture.

La rencontre se conclura autour d’un pot amical.

LES FILLES AU LION – Jessie Burton

Un voyage artistique, entre peinture et écriture, de la Guerre d’Espagne au Swinging London.

Odelle Bastien a  26 ans en 1967, et végète dans un quotidien de vendeuse de chaussures, alors qu’elle rêve d’écriture. Noire et originaire de Trinité-et-Tobago, elle a de l’ambition, et du talent, et réussit à décrocher un poste d’assistante dans une galerie d’art, auprès de Marjorie Quick, aussi classieuse qu’intrigante. Elle rencontre aussi Lawrie Scott, un jeune homme qui ne cache pas son attirance pour elle, et a hérité d’un tableau magnifique, représentant une jeune fille tenant dans ses mains la tête d’une autre jeune fille, qu’observe un lion. Ce tableau affole les galéristes  : il s’agirait d’une oeuvre d’Isaac Roblès, peintre espagnol qui réalisa très peu de tableaux, et disparut lors de la Guerre d’Espagne. Le récit se scinde et nous découvrons l’histoire de ce peintre Isaac Roblès, et surtout de la famille Schloss : Harold est un marchand d’art viennois, marié à la superbe Sarah, anglaise dépressive, et père d’Olive, qui peint merveilleusement mais le cache. Ils viennent en 1936 en Andalousie, et font la connaissance d’Isaac et sa demi-soeur Teresa.

Après Miniaturiste, Jessie Burton écrit un second roman autour de l’art. Entre écriture et peinture, entre la guerre d’Espagne et le Swinging London, l’auteur distille habilement le mystère et entretient le suspense autour du personnage de Marjorie Quick et du tableau des jeunes filles au lion. Une tension croissante habite les pages espagnoles du roman : les liens familiaux tendus entre Olive et sa mère, entre le mère et le père, entre Teresa et Isaac, puis l’attirance qu’éprouvent Olive et Sarah pour Isaac. En toile de fond, le coup d’état de l’armée espagnole transforme la petite société du village andalou, et la tension sociale devient violence. La partie anglaise du roman est tout aussi riche : le personnage d’Odelle décrit la condition noire dans les années 60 à Londres, mais incarne aussi une destinée particulière par la manière dont elle se réalise dans l’écriture, et dans l’enquête sur Marjorie Quick. Un grand plaisir de lecture !

Traduit de l’anglais par Jean Esch.

Gallimard Du monde entier –  22.50 €

GEISHA OU LE JEU DU SHAMISEN – Christian Perrissin & Christophe Durieux

Itinéraire d’une fillette pour devenir geisha : un délicat enfer…

Setsuko Tsuda a 7 ans lorsque sa famille arrive à Tokyo : son père était samouraï, mais lorsque le régime féodal a été réformé, et les clans dissous, il s’est lancé dans le commerce de bois, qui ne lui a pas réussi. Avec son épouse et ses deux filles, il arrive à la ville après une longue marche, et s’installe comme menuisier ; mais il est victime d’un accident de tramway, et perd une jambe. Il sombre dans l’alcool. En désespoir de cause, il vend sa fille à une maison de geisha, l’okiya Tsushima, avec la promesse d’un avenir bien meilleur que ce qu’il peut lui offrir. Commence alors pour Setsuko, un long apprentissage : un nouveau nom, une nouvelle discipline, une nouvelle éducation. Et une dette à rembourser : elle devra reverser la somme offerte à son père, le coût de l’enseignement, des vêtements, du médecin. Son apprentissage est difficile et exigeant, dans un microcosme féminin où jalousies et rivalités fleurissent à l’envi. Setsuko, rebaptisée Kitsuné, trouvera un échappatoire dans la pratique du shamisen, l’instrument de musique à trois cordes traditionnel.

Cette chronique du Japon classique raconte l’envers du décor des estampes : derrière le fantasme de la geisha, se cache des individus, des destinées, des chemins de vie sinueux. Le joug des conventions et des soumissions laisse bien peu de libertés à cette fillette, qui narre son histoire avec une douce mélancolie. Le dessin de Christophe Durieux est tout en rondeur, avec une palette de gris impressionnante, et une texture veloutée. Les décors naturels et urbains, les détails des vêtements et des expressions, tout concourt à une très belle atmosphère, élégiaque,  cruelle.

Et de vive voix !

Futuropolis – 19€