Archives par mot-clé : paris

GUSTAVE EIFFEL & LES ÂMES DE FER – Flore Vesco

Gustave Eiffel et les âmes de fer
Une livre de sciences dures, une livre d’action pure, vous arrosez de fantaisie, et vous obtenez un formidable roman.

Gustave vient d’être diplômé de l’École centrale des arts et manufactures et cherche du travail. Mais la rubrique des annonces recèle une énigme dont la résolution va le mener dans une salle d’attente, où, avec d’autres jeunes hommes, il va subir trois épreuves, mêlant logique et physique. Le hasard, la curiosité et l’intuition de Gustave lui ouvriront donc les portes de la mystérieuse Société Super Secrète des Savants en Sciences Surnaturelles ! Après une période de formation (aux côtés de Louis Pasteur et Alfred Nobel), Gustave Eiffel devient « saventurier » : sa première mission l’entraîne dans  une manufacture de poutres métalliques sur les traces du phénix.

Après Louis Pasteur contre les loups garous, Flore Vesco continue de se réapproprier l’histoire de Paris et des scientifiques au XIXème siècle. Son style inventif et son intrigue bondissante séduisent (comme d’habitude) dès les premières pages : je vous mets au défi de vous arrêter quand vous aurez commencé… Ce roman d’action d’ingénieur est un surprenant mélange de feuilleton, de fantastique et d’espionnage : faisons fi du réalisme et savourons la verve fantaisiste de Flore Vesco !

Didier Jeunesse – 15,90 €

VENDREDI 8 JUIN LE PARI DES LIBRAIRES

Les Buveurs d’encre se font un plaisir de tenir le pari des libraires vendredi 8 juin. Le pari des libraires est une manifestation festive des libraires indépendants parisiens organisée par l’association Paris Librairies, avec le soutien de la Ville de Paris, invitant tous les lecteurs à fêter la librairie de quartier pendant une journée, en participant à toutes sortes d’animations : conférences, rencontres avec des auteurs, ateliers jeux, vous n’avez que l’embarras du choix et du lieu.

Quant à nous, nous vous donnons rendez-vous à 18h30 pour une balade en compagnie de l’historien Pascal Varejka, l’auteur de C’est l’histoire du 19ème arrondissement (éditions La Lucarne des écrivains) : le quartier n’aura plus de secret pour vous !

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NEW MOON, CAFE DE NUIT JOYEUX – david dufresne

Avant de devenir un Bio C’bon, le 66 de la rue Pigalle abritait le New Moon, salle mythique du rock parisien des années 80 et 90.  Et bien avant cela, pendant plus d’un siècle, ce fut une succession de cabarets qui évoquent  un Pigalle aujourd’hui disparu : le Sphinx, le Bricktop’s, le Monico…

Une tentative d’épuisement d’un des (hauts) lieux de la nuit  parisienne à travers ses multiples avatars, un récit passionnant mené d’une plume alerte par David Dufresne.

Le Seuil – 20 euros

07/07 VISITE GUIDEE DU QUARTIER AVEC PASCAL VAREJKA, AUTEUR DE « C’EST L’HISTOIRE DU 19E ARRONDISSEMENT DE PARIS »


DECOUVERTE DU QUARTIER

AVEC L’HISTORIEN PASCAL VAREJKA


VENDREDI 7 JUILLET 18H

 

Connaissez-vous Paris ? et surtout notre quartier ? Nous avons le plaisir de vous convier à une promenade avec Pascal Varejka, historien féru de Paris, et co-auteur avec Martine Annabelle Arak du récent C’est l’histoire du 19e arrondissement de Paris (éditions La Lucarne des écrivains). Il vous invite à une promenade dans les lieux connus et moins connus de notre quartier, pour (re)découvrir les charmes cachés de nos rues.

Rendez-vous à 18h à la librairie pour une déambulation dans le quartier d’une durée d’1 heure, puis retour à la librairie pour quelques rafraîchissements et pour vous faire découvrir une sélection de livres autour du XIXe arrondissement.

Merci de vous inscrire, par mail ou téléphone (01 42 00 48 63) , pour une meilleure organisation de l’événement !

LA MALEDICTION DE GUSTAVE BABEL – Gess

Quand « Les Mystères de Paris » cueillent « Les Fleurs du Mal »…

Gustave Babel avait un don et un travail peu ordinaires : il parlait et comprenait toutes les langues et exerçait la profession d’assassin pour le compte de la Pieuvre, une organisation mafieuse parisienne. Le récit commence le jour de sa mort, en 1925, en Argentine : le temps de son agonie, nous remontons le fil de ses souvenirs. A commencer par le jour où ce tueur consciencieux voit son quotidien bien réglé se gripper : sa victime désignée, Hutchinson, est déjà morte, et prête à être enterrée. Mais son fantôme vient hanter Gustave. Ses contrats suivants tourneront tout aussi étrangement : fantômes et cauchemars troublent cet assassin indifférent, quasi somnambule, et font ressurgir un passé enfoui par l’Hypnotiseur, terrifiant personnage…

Gess compose un tableau fort réussi : les bas-fonds parisiens de la Belle Epoque, peuplés de gueules et de mauvais garçons inoubliables, sont parfumés aux Fleurs du Mal, le livre de chevet de Gustave Babel, qu’il récite souvent. Ce mélange de rêves, de cauchemars, de poésie donne une tonalité envoûtante au récit. Et la maquette soignée, avec un dos toilé et une couverture en gaufrage qui fait ressortir cet étonnant protagoniste tenant dans une main un livre et du bout des doigts de l’autre main un revolver, parfait cet aspect de grimoire, et de vieux récit légendaire.

A écouter aussi sur FPP !

Delcourt – 24,95€

LE BRADY CINEMA DES DAMNES – JACQUES THORENS

BRADYSi Jean-Pierre Mocky n’est pas un cinéaste comme les autres, le Brady, la salle qui lui a longtemps appartenu est elle aussi d’un genre assez particulier. Jacques Thorens a eu l’occasion de mesurer à quel point puisqu’il occupa pendant deux ans la fonction de caissier-projectionniste au Brady.

« Passé les bornes, y’a plus de limites », ce pourrait être la devise du Brady, où le visionnage de films (moitié cinéma bis, moitié films de Mocky) ne constitue qu’une activité très secondaire pour l’aréopage qui fréquente les lieux. Le Brady, on y vient pour dormir, passer le temps, faire des rencontres et plus si affinités. Cela donne lieu à des scènes incroyables qui défient la raison.

Mais, bien que le livre de Jacques Thorens fourmille d’anecdotes à hurler de rire, on aurait tort de le réduire à un recueil de souvenirs amusés. Si le titre est un clin d’oeil au cinéma bis – et là aussi il ne manque pas d’histoires incroyables – le récit se fait plus grave pour évoquer d’autres damnés, les hommes et les femmes qui fréquentent le cinéma ou zonent autour. Des hommes et des femmes que l’auteur, depuis sa caisse et son bocal,  a appris à connaître et dont il rapporte l’histoire avec beaucoup d’empathie et d’humanité.

Editions Verticales – 21 euros