KNOCKEMSTIFF – Donald Ray Pollock

pollock 18 nouvelles, assénées comme autant de coups de poing, par un « jeune » auteur de près de 60 ans, dont c’est le premier recueil. Recueil au drôle de titre, d’ailleurs, qu’on peut approximativement traduire par « Casse leur la gueule ». Knockemstiff est un bled paumé de l’Ohio, peuplé de petits blancs et c’est aussi le théâtre où se déroulent les drames misérables, violents et sordides des nouvelles qui font ce recueil. Cela causera à ceux d’entre vous qui aiment Harry Crews, Palahniuk, Bukowski éventuellement. Peu de chances que l’auteur ait touché une bourse de l’Etat de l’Ohio pour boucler son recueil, tant les habitants apparaissent sous un jour peu favorable. Je crois qu’on appelle « Hillbillies » la variété locale de péquenauds. Niveau ambiance, c’est un peu Délivrance, en plus violent et plus fruste, pour vous donner une idée.
Tiens, c’est marrant, au moment même où je tape cette notice, Le masque et la plume (où il s’est dit beaucoup, beaucoup de conneries ce soir sur le bouquin d’Aubenas) fait l’article de ce recueil. Il ne faut pas cependant que cela vous décourage de l’acheter. C’est dur, c’est violent mais c’est vraiment bien.

Traduit de l’américain par Philippe Garnier

Buchet-Chastel – 20 euros