TRISTE FLIC - Hugo Hamilton
Sélectionné Par Yves -- 25 novembre 2008
Triste flic est le premier roman de Hugo Hamilton que je lis (il est surtout connu pour Sang impur, prix Femina étranger en 2004) mais ce n'est certainement pas le dernier, tant j'ai été séduit par la beauté de la langue et l'univers très personnel de l'auteur. Triste flic se déroule dans une ville de Dublin ouverte à la mondialisation, qui pète de fierté de de se découvrir l'ultime eldorado du vieux continent. Cette exaltation, Pat Coyne ne la partage pas. Ex-flic mis sur la touche après une vilaine blessure, il traîne son mal de vivre entre un divorce mal digéré et un fils adolescent qui lui donne pas mal de soucis. Ce dernier, un soir de cuite, a volé l'argent d'un passeur qui fait entrer des travailleurs clandestins en Irlande. Emmerdes en perspective, qui ne tardent effectivement pas. On est ici dans la meilleure tradition du roman noir, où l'analyse du milieu social importe plus que la résolution de l'énigme. Un très bon choix de lecture, si vos goûts vous portent vers le roman social.
Phebus - 19,50 €

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Désinvolture et légéreté, humour et décalage : c'est pour cela qu'on aime Jean Echenoz, écrivain hyper talentueux et déconcertant. Après s'être intéressé à Maurice Ravel, Echenoz persiste, avec Zatopek, dans la voie de la biographie librement inspirée; je ne sais comment qualifier ce genre littéraire, à supposer qu'on soit tenu de le faire. Car Emile, ce n'est pas Emil, pas complètement en tout cas, mais Emil, je ne le connais pas, ou alors sur photos, quelques vieux extraits de film en noir et blanc, l'idole de mon grand-père peut-être. L'Emile de Jean Echenoz est bien vivant, et je me sens proche de lui. Anti Forest Gump, il traverse les périodes sans se désintéresser de la vie, qui ne se limite pas à la piste cendrée. Incarnation du working class hero, idole de la nation, il finira archiviste pour avoir refusé d'avaler toutes les couleuvres. J'ignore ce qui relève de la vérité historique, et ce que le récit doit à l'imagination d'Echenoz. Mais Emile est diablement vivant, et n'est-ce pas le plus important ? Un grand roman.
Il est en vacances au bord de la mer avec femme et enfants, mais son esprit est ailleurs. Elle est âgée, vit seule avec sa sœur et ne souhaite qu’une chose : raconter sa vie, son départ pour l’Arizona avec son père pendant la seconde guerre mondiale, sa rencontre avec André Breton, leur fascination pour les indiens Hopi… Le hasard va les réunir, et chacun aura besoin de l’autre, l’un pour fuir son quotidien et l’autre pour se dévoiler. Une rencontre bouleversante, touchante, instructive, unique, une de ces rencontres marquantes que l’on n’oublie pas de sitôt !
Rosie retourne en Irlande, avec ses 55 ans et une vie remplie de voyages, de livres, d'amours. La femme accomplie et indépendante revient prendre soin de sa tante Min qui l'éleva et avec qui elle entretient une relation complice mais compliquée. Un voyage à New York plus tard, la vieille tante retrouve une seconde jeunesse américaine et Rosie rentre seule dans son village natal.
"Encore un livre sur la Première Guerre Mondiale !" Non non non détrompez-vous ! L'ouvrage réédité ici par les éditions Le Dilettante n'est pas un livre de plus, mais un extraordinaire témoignage riche, intéressant et d'une vérité à faire pâlir les plus sceptiques.