Shigeru MIZUKI
Par les buveurs d'encre, 18 septembre 2008 à 15:17 :: ARCHIVE_DES_ACTUS :: #89 :: rss
Dans la catégorie Monuments Historiques, Shigeru Mizuki occupe une bonne place entre le Mont Saint-Michel et Taj Mahal. Récemment traduit et découvert en France grâce aux éditions Cornélius, Mizuki est un surprenant auteur de 86 ans…
Nonnonbâ (Cornélius, 1 volume, 29 €), qui reçut à juste titre le prix du meilleur livre à Angoulême en 2006, est un imposant pavé où Mizuki explore son enfance : les joies et les cruautés enfantines, une mère qui ne jure que par son ascendance noble et maudit son époux oisif, et une grand-mère, Nonnonbâ, qui connaît tout des yokaï, ces créatures fabuleuses, qui participent discrètement à la vie quotidienne, comme des diablotins. Cet imaginaire riche peuple un monde de l’enfance pas si rose que cela.
Kitaro le repoussant (Cornélius, série en cours, 14 €) est une des séries les plus connues au Japon : Kitaro est le dernier représentant des morts-vivants, sa mère est définitivement morte et son père subsiste sous la forme d’un œil à patte juché sur son épaule. Ce personnage peu ragoûtant a la mission de maintenir l’équilibre entre les humains et des yokaï, dans un univers où alternent le monstrueux et le fantastique. Ceux qui auront été séduits par ces créatures typiques trouveront dans le Yôkai : dictionnaire des monstres japonais (Pika, 2 volumes),
un catalogue exhaustif et illustré par Mizuki du bestiaire japonais.
Mizuki a aussi écrit des nouvelles d’horreur, dans un cadre urbain des plus inquiétants : 3 rue des mystères (Cornélius, 1 volume, 14 €). Vous ne prendrez plus l’ascenseur avec le même aplomb après avoir lu cet ouvrage.

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