Z comme… Zikmu

C'est pas la musique qu'est trop forte, c'est toi qu'es trop vieux. Définir l’ambiance musicale d’une boutique, c’est tout un art, j'en parlais à ma coiffeuse pas plus tard que ce matin. Le temps d’une publicité malheureusement gratuite, j’en profite pour vous signaler que Les Garçons Coiffeurs, rue Clauzel dans le 9ème est à ma connaissance un des rares endroits à Paname où l’on puisse se faire rafraîchir la couenne sans subir en retour les éprouvantes plaisanteries d’un animateur décérébré ni les gloussements orgasmiques de bimbos siliconées trop occupées à se frotter sur des limousines de fabrication allemande pour s'interroger quant à la pertinence de leurs éructations r’n’biesques. Tout au contraire, on profite de cette parenthèse pour apprécier les découvertes musicales des figaros du lieu, expérience pleine d’enseignements pour moi qui, en gros, ai cessé de m’intéresser à la création musicale quand Kurt Cobain a passé l’arme à gauche. Aucun rapport de cause à effet, c’est juste pour vous permettre de situer, historiquement. Histoire d’enfoncer le clou, sachez que je tape cette petite note au rythme d’un vieil album de Suicidal Tendencies, THE ART OF REBELLION, ça s’appelle (tout moi, ça). Sans aller jusqu’à parler d’architecture sonore du lieu - ce qui reviendrait tout de même à se la péter un chouille – disons que nous aussi, à la librairie, accordons une certaine importance à ce qu’on met sur la platine, dans l’espoir souvent déçu de couvrir les cris de vos enfants. Mes goûts musicaux m’entraînant plutôt vers : 1) les musiques bruyantes et graisseuses de chanteurs morts ou en mauvaise santé 2) la country ambiance-corde-au- cou, genre Tindersticks … c’est à Juliette que revient le choix stratégique de la bande-son…

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Z comme… ZIZANIE

Tout n'est qu'ordre et beauté ? « Est-ce que vous avez Une vie de Maupassant ? » J’ai bien fait des efforts pour jouer à cache-cache avec certains livres, celui-là non, vraiment, il a son petit casier, comme un bon élève, au premier rang. Je ne suis pas une grosse feignasse qui rechigne à se pencher pour attraper l’objet du délit, mais avouons-le, je me pose la question du rangement dans une librairie. Ou de son absence d’ailleurs. Ne serait-ce pas un vaste capharnaüm où ce lutin malicieux de libraire innoverait en matière de classement alambiqué où seul lui s’y retrouverait ? Alors non franchement, vraiment pas, on n’est pas pervers à ce point là. Nous on aime l’ordre et la discipline. Tout ce qu’on veut, c’est une signalétique évidente, des rayons bien ordonnés et une rassurante organisation à la papa, où chacun trouve son bonheur dans la clarté. Pas une zizanie de sagouin. Là les livres pour les enfants (dit rayon Jeunesse, ce qui a un doux air rétro, c’est bien vrai), là les bd, là les nouveautés sur la table, ici le cinéma, là-bas la musique, la littérature, et puis les beaux-arts, les beaux livres et les sciences humaines, au fond le polar. Avec le recul, et l’expérience, je me dis toujours que « beaux livres » ou « sciences humaines » sont des termes inventés par les libraires. J’attends avec impatience le client qui me demandera des « moches livres » ou de la « science inhumaine ». Les usages, mon ami, les usages ; les rayons, comme les secteurs éditoriaux, ont de vagues prétentions institutionnelles. Le rayon « Pratique » par exemple est censé regrouper la cuisine,…

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