W comme WEB

Chacun son rythme. Le site de la librairie va fêter ses 3 ans ; à cet âge on est propre et on galope vers son destin et l’âge de raison. Les parents gardent un œil sur la courbe de croissance et de poids et les plus phrénologues voient déjà le génie à venir. En ce qui concerne le dernier né de la librairie, notre cher site, nous sommes heureux de constater son bon développement. On le nourrit régulièrement (okay on avoue, on espace un peu le blog, mais bon il fait ses nuits maintenant, on n’est plus obligé de le gaver toutes les semaines), et la rubrique Archives s’allonge copieusement. Les plus observateurs d’entre vous auront d’ailleurs remarqué qu’il existe même d’improbables archives de janvier 1970 et 1971 : un petit bug, comme disent ces entomologistes d’informaticiens, qui permet cependant un hommage discret au disco. Ce qui est donc formidable dans ce chaleureux monde virtuel, c’est bien sûr l’échange ; nous vous présentons des livres qui nous ont plu, et vous complétez nos fines analyses de pertinents commentaires. Encore un peu et on se tiendrait par la main et on chanterait des chansons comme dans une pub pour la téléphonie mobile. Nous n’avons cependant pas beaucoup de commentaires, et j’en conviens, vous avez sûrement autre chose à faire ; d’ailleurs, au vu des échanges qui se déroulent dans les espaces d’autres sites bien plus fréquentés, je ne m’en plains pas. Apparemment, les forums et autres commentaires sont des havres de haine où les ânes braient à n’en plus finir avec la véhémence de boucs ; je vous préfère ainsi, silencieux certes, mais je me plais à vous imaginer timides, le rose…

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W comme… WATERPROOF

Mais bien sûr. Il y a des panneaux dans lesquels on tombe malgré nos ambitions juvéniles et révolutionnaires, comme revêtir un jean slim, ou dans le cas du libraire, finir par causer de la météo à ses clients. Sûr qu’on a pas forcément le cerveau disponible pour une bonne analyse du dernier prix Nobel (avouons-le, inconnue au bataillon cette dame-là), et qu’on en vient à glisser vers des sentiers battus et rebattus, voire carrément des autoroutes, où l’on roule en toute tranquillité à coups de « bah oui, là c’est l’hiver c’est sûr », ou de « quel temps tout de même », et de « vivement l’été ». C’est comme un penchant naturel, une inclination qui vous pousse à regarder le ciel et à échanger avec vos semblables votre impuissance, traduite par des mots d’une banalité confondante mais irrépressible. Pas moyen d’y échapper, c’est une composante de l’âme humaine, un jour ou l’autre vous commenterez la météo. Mais prenons le débat (mais oui Michel Polac, je sens bien monter la polémique, tout à fait) d’un point de vue professionnel; qu’est-ce qui est préférable au libraire, la pluie ou le soleil ? quelle température, quel degré d’humidité, quelle quantité de précipitations augmentent la fréquentation en librairie ? Doit-il faire la danse de la pluie ou brûler de l’encens pour Phébus et Apollon ? Hypothèse (basée sur une observation absolument pas scientifique de la chose, mais bon je ne désespère pas qu’un thésard inspiré nous ponde une étude comportementale du consommateur en fonction de l’hydrométrie, qui appuiera mon instinct) : quand il fait beau, le parisien (on va prendre le cas des Buveurs d’encre, librairie parisienne, ce qu’on connaît) a une franche…

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