RENCONTRE DÉDICACE AVEC MANON TOULEMONT

Samedi 28 octobre de 11h à 13h, nous avons le plaisir d’accueillir Manon Toulemont pour une séance de dédicace de son roman récemment paru aux éditions VFB.

 

Née en 1992, Manon Toulemont est une jeune auteure dont l’imaginaire se nourrit de fantastique, de thriller, de science-fiction et qui s’adresse aux jeunes amateurs de récits très sombres…avec tout de même une touche d’humour!

Les Fauves (tome 1: Régression)

Dans une futur plus proche qu’on ne le croit, l’Humanité se trouve divisée en deux. D’un côté les individus civilisés mènent une existence confortable au sein de mégalopoles ultramodernes et surprotégées. De l’autre, loin des ordinateurs, des aliments bio-synthétiques, certains Hommes sont retournés à l’état sauvage: on les appelle les Fauves. Là-bas, aucune loi ne subsiste, si ce n’est celle du plus fort. Nathaniel Darseau, riche et brillant étudiant, ne semble guère destiné à rejoindre cet enfer. Il faudrait un incroyable concours de circonstances, une diabolique conspiration, une malchance inouïe pour entraîner notre héros dans cette spirale de violence et de mort…

Paru le 6 juin 2017 chez VFB – 17,99€

mille ans après la guerre – carine fernandez

L’avis d’Eliette M :

Le roman d’une vie qui prend sa source en Extremadure pendant la Guerre d’Espagne. Le vieux Miguel quitte sa maison près de Tolède avec son chien Ramon et revient à Montepalomas, son village natal. Des souvenirs de la guerre civile émergent : l’assassinat de son frère Mediodia par les franquistes et lui, Medianoche, emprisonné pendant des années dans les camps. Le retour au village, englouti par les eaux d’un barrage, permet à Medianoche de se libérer de son double.

Les escales – 17.90 euros

BAKHITA – Veronique olmi

L’avis d’Eliette : Bakhita, c’est l’histoire bouleversante d’une petite fille enlevée à l’âge de 7 ans au Darfour pour devenir esclave au Soudan. Séparée de sa jumelle, de sa mère de tendresse , Bakhita ne survivra que par le don de soi et sa capacité à se souvenir de son enfance.

Le récit suit les étapes de cette vie incroyable : l’esclavage au Soudan, l’arrivée en Italie avec le Consul, puis le procès retentissant  à Venise -qui la rend libre- l’entrée dans les ordres jusqu’à sa mort en 1947 à l’âge de 78 ans. Bakhita sera déclarée sainte en 2000 par le pape Jean-Paul II.

Albin Michel – 22.90 euros

mon étincelle – Ali Zamir

par Eliette M.

Un conte comorien raconté, au cours d’un voyage en avion, par une jeune fille, Etincelle, qui se trouve partagée entre deux amours. Ali Zamir fait vivre des personnages aux noms drôlatiques : Douceur, Efferalgan, Vitamine, Calcium… et raconte dans des récits parallèles aux titres évocateurs (« Ma douleur, ma passion » ; « Douleurs au creux de la vague ») les histoires de sa mère et de son père.

Le tripode – 19 euros

mes pas vont ailleurs – Jean-luc Coatalem

L’avis d’Eliette M : le beau récit d’un romancier qui met ses pas dans ceux d’un autre. Jean-Luc Coatalem, journaliste et écrivain-voyageur- et Victor Segalen, médecin, explorateur et écrivain ont des attaches communes (La Bretagne), des lieux (La Chine, la Polynésie, des sensibilités  qui se font écho.

Mes pas vont ailleurs n’est pas un récit linéaire mais une alternance de voix, d’étapes tel un cheminement sensible vers la connaissance de soi.

Stock – 19.50 euros

RENCONTRE AVEC CAMILLE GAROCHE SAMEDI 21 OCTOBRE

Après avoir passé son enfance dans le Sud-Ouest, Camille Garoche, alias Princesse Camcam fait des études d’arts appliqués aux Beaux arts de Cergy et à Maryse Eloy. Elle est aujourd’hui une illustratrice reconnue pour son style élégant et polyvalent (peluche, papeterie, livre animé). Camille Garoche publie désormais ses propres histoires qu’elle nous concocte dans son atelier à Montreuil.

Samedi 21 octobre de 11h à 13h, elle viendra dédicacer les trois volets de Suivez le guide, parus chez Casterman:

Suivez cet adorable chat à travers des univers fouillés et colorés. Des dizaines et des dizaines de surprises se cachent sous de nombreuses fenêtres. Le graphisme délicat et l’humour poétique de Camille Garoche sauront séduire petits et grands.

Dans Suivez le guide: balade dans le quartier, vous découvrirez comment tous les animaux du quartier guident le chat à son insu chez le vétérinaire. Saurez-vous dénicher les 47 fenêtres à ouvrir?

D’ici samedi 21 octobre, vous pouvez découvrir son univers enchanté sur son site internet, sa page facebook et son tumblr.

JEU BLANC – RICHARD WAGAMESE

Aujourd’hui, un gros coup de cœur pour le second roman traduit de Richard Wagamese. L’auteur candien, décédé en 2017 et auteur d’une douzaine de romans en anglais, nous livre ici « Jeu Blanc », qui vient de paraître aux Editions Zoé.

Dans ce nouveau texte, l’écrivain indien Ojibwé, nous raconte l’histoire de son peuple à travers la vie d’un jeune garçon, Saul Indian Horse et d’un sport, le Hockey. La trentaine bien passée, alcoolique et envoyé en centre de soins, on lui soumet l’idée de raconter son passé pour se reconstruire. Débute alors une longue descente vers son adolescence dans le Canada profond des années 70 – 80. Une adolescence sans parents, sans foi marquée par la violence, la pauvreté et l’alcool qui viendra éponger tout cela. Seul le Hockey vient alors éclairer ces pages de vie.

On retrouve toute la force de l’écriture qui avait fait connaitre Wagamese au public français avec son premier roman, « Les Etoiles s’éteignent à l’aube » (en poche chez 10/18). Mais outre sa faculté à décrire l’environnement et les traditions indiennes comme peu, l’auteur dresse une grande fresque de la société canadienne de ces années là. On y retrouve la volonté farouche des autorités de sédentariser, d’absorber la culture Ojibwé et à l’opposé, l’impossibilité pour ce peuple de s’intégrer à ce nouveau monde. Alors que les longues descriptions de Hockey pourraient en repousser plus d’un, Wagamese arrive à retranscrire la vitesse et le mouvement perpétuel de ce sport si canadien, mais aussi la joie libératrice qu’il peut procurer à ses joueurs.

Au final, il nous livre une histoire tragique d’un peuple amené à s’intégrer ou à disparaître, si violente soit l’intégration. Un texte dur et magnifique à la fois, sublimé par une écriture magistrale. Ils sont rares les romans si bouleversants qu’ils nécessitent de les poser quelques temps avant des les reprendre : « Jeu Blanc » en fait parti.