Samedi 8 octobre, dédicace jeunesse avec Audrey Poussier

 

affiche poussier

monture castorDepuis 2003 Audrey Poussier régale petits et grands avec ses albums. Auteure-illustratrice, elle a publié une quinzaine d’albums à l’Ecole des Loisirs. La parution du deuxième volet des aventures de Castor-Têtu, La monture de Castor-Têtu,  nous a paru l’occasion rêvée de l’inviter à la librairie.

Au fur et à mesure de leur parution, les albums d’Audrey Poussier font leur apparition dans les bacs des librairies et des bibliothèques… et y restent ! Devenus des classiques de la littérature jeunesse,  « les drôles de bêtes d’Audrey Poussier » comme j’aime les appeler, s’adressent aux plus jeunes, dès 2 ans. La série est publiée dans la collection « Loulou & Cie », en tout-carton. Ses autres albums, dont ceux du petit indien Castor-Têtu, raviront les petits jusqu’à 5 ans.


On a hâte de faire connaissance !

Rendez-vous samedi 8 octobre à 11h !

Photos souvenirs d’un bien joli moment passé en la compagnie d’Audrey Poussier :

STATION ELEVEN – Emily Saint John Mandel

Un spectaculaire roman crépusculaire...
Un spectaculaire roman crépusculaire…

Station eleven est un roman de fin du monde qui explore à travers une poignée de personnages l’avant et l’après d’une catastrophe. L’avant est centré sur un acteur, Arthur Leander, son ascension, ses mariages, ses amitiés, jusqu’à sa mort en scène en interprétant le Roi Lear. L’après, c’est vingt ans plus tard : une pandémie a tué 99% de l’humanité, et il ne reste que de petites communautés, souvent isolées, que visite une troupe de théâtre itinérante. Un étrange jeu d’échos se met en place, entre cet hier, qui paraît si facile et superficiel, et un futur où les personnages sont dans la survie, après avoir survécu au chaos : pourquoi, et comment survit-on ?

Emily Saint John Mandel a de très belles trouvailles visuelles pour décrire ce monde en ruine qui garde encore les traces du passé et de la catastrophe, comme cette communauté qui s’installe dans un aéroport, au milieu d’avions qui ont perdu leur capacité de voler. Ce monde d’après la catastrophe est emprunt de mélancolie et le passé fait figure de légende. Une tonalité qui se conjugue avec un récit d’aventure pure (la troupe de théâtre itinérante est poursuivie par une inquiétante communauté) et une « Hollywood story » (la vie de la star Arthur Leander) : un récit hybride, très maîtrisé, et très étonnant.

Traduit de l’anglais (Canada) par Gérard de Chergé.

Rivages – 22 €

UNE NUIT, MARKOVITCH – AYELET GUNDAR-GOSHEN

markovitchComment réagit-on quand on est un petit bonhomme timide presque insiginifiant et que le hasard et les vicissitudes de l’Histoire font de vous, par accident, le mari de la plus belle femme du monde ? Jaacov Markovitch qui d’habitude ne fait pas la moindre vague a une réaction qui étonne et offusque jusqu’à ses plus proches amis. Il refuse de rompre le mariage blanc qu’il a contracté avec la magnifique Bella afin de permettre à celle-ci d’émigrer vers le futur état d’Israël et de quitter une Europe qui s’apprête à connaître les heures les plus sombres de son Histoire. Mais Bella ne l’entend pas ainsi et elle est bien décidé à retrouver sa liberté quoi qu’il arrive.

Inspiré de faits réels (les mariages blancs proposés à de jeunes Juives européennes pour les sauver des nazis),  voici un roman drôle et truculent, avec une pincée de réalisme magique et des héros inoubliables embarqués dans une aventure hors du commun.

Une nuit, Markovitch, c’est le roman qu’aurait écrit Gabriel Garcia Marquez s’il était né en Israël !

Traduit de l’hébreu par Laurence SENDROWICZ

Les presses de la cité – 23 euros

LA LEGENDE – PHILIPPE VASSET

vassetNotre narrateur est un ancien fonctionnaire, mais d’un genre très particulier. Durant 20 ans, au sein de la Congrégation pour la cause des Saints, le service du Vatican dont il fut le directeur, il instruisit des dossiers en vue de la béatification de candidats à la sainteté : vérification de miracles et reconstitution des parcours de vie des impétrants étaient en quelque sorte son pain quotidien.

Cette routine a volé en éclat le jour où il rencontra par hasard (était-ce par hasard ?) une mystérieuse jeune femme qui le conduisit à sortir du cadre de cette activité bien policée pour explorer les formes  que peut prendre aujourd’hui la quête d’absolu en dehors des chemins balisés par notre Sainte Mère l’Eglise. Des chemins suffisamment tortueux pour valoir à notre narrateur le renvoi de son office.

Il survit maintenant en louant ses services à des associations désirant augmenter les chances d’obtenir la béatification de leur champion et il se souvient. Il se souvient de Laure et de la manière dont la relation qu’ils nouèrent changea le cours de son existence. Cette narration est entrecoupée de portraits d’individus contemporains mus par une quête d’absolu, un désir obsessionnel, et dont les parcours sont traités selon les codes classiques de l’hagiographie. On lit ainsi les « légendes » d’un graffeur qui œuvre uniquement sur les rames de métro, d’un homme dont toute la vie sexuelle se déroule sur les parkings, d’une femme recluse ayant élu  comme lieu de sa réclusion un appartement de banlieue.

Surprenant, très document et souvent drôle, La Légende est un des romans les plus originaux que j’ai eu l’occasion de lire ces derniers années. Passionnant, il est impossible à lâcher !

Fayard – 18 euros

HARPER ET LE PARAPLUIE ROUGE / CERRIE BURNELL

harper et le parapluie rougeHarper vit dans la résidence Haute-Tour avec sa grand-tante Suzie. Alors que celle-ci part en hélicoptère pour son travail, la pluie fait s’envoler le parapluie de la jeune fille. Sa tante lui donne l’autorisation d’utiliser le parapluie rouge qui se trouve enfermé dans la salle de bain. Une fois le parapluie libéré, Harper se rend compte qu’il est magique et s’empresse d’aller le raconter à son chat et meilleur ami, Minuit. Mais ce dernier est introuvable, tout comme les autres chats de l’immeuble. Ils ont tous disparu ! Harper, accompagnée de ses voisins, va partir à leur recherche.

Le dernier titre de la jeune collection « mes premiers Witty » vous entraîne dans une enquête palpitante. Un roman rythmé par la musique, l’amitié avec un brin de magie. A dévorer dès 8 ans.

Albin Michel Jeunesse – 9.50€

Vendredi 23/09 Rencontre Sociorama : BD & sociologie

VENDREDI 23 SEPTEMBRE A 19h15

RENCONTRE – DEDICACE AVEC ANNE SIMON & MARLENE BENQUET

AUTOUR D’ENCAISSER !  & DE LA COLLECTION SOCIORAMA

encaisserOn y va tous, ou presque : le supermarché, et l’hypermarché, sont devenus des lieux communs, dans lesquels on passe, sans s’attarder. Dans Encaisser !, vous découvrirez ceux qui font tourner la boutique : Sabrina, mère célibataire, qui découvre son travail de caissière, Etienne Martin, cadre au service des ressources humaines, Marie, déléguée F.O., Myriam, encartée à la C.G.T., Madame Vaquin, la chef d’équipe des caissières, et toutes ces femmes qui s’occupent des caisses (mais pas seulement), étudiante de passage ou femme de 50 ans qui ont passé 20 ans dans cette entreprise. Des anecdotes sur les joies de la relation client à une situation inédite de conflit social, la bande dessinée Encaisser ! fait un état des lieux, des fonctionnements et des gens qui travaillent dans la grande distribution. Analytique, vivante, intéressante, cette mise en image d’une enquête sociologique est remarquable. Et l’on sera ravi d’en discuter avec vous et les deux auteurs…

Anne Simon est dessinatrice depuis une dizaine d’années : elle publie chez des éditeurs indépendants comme Michel Lagarde et Misma (Cixtite impératrice, La Geste d’Aglaé), prête main forte à Corinne Maier pour ses biographies dessinées (Marx, Freud et Einstein), illustre aussi pour la jeunesse, et a même deux Poissons Pilotes dans sa nasse (Les aventures de Clara Pilepoil).

Marlène Benquet, commence dès ses 25 ans son immersion dans le monde impitoyable de la grande distribution : ce sera l’objet de sa thèse. Cela la conduira aussi à l’écriture de deux livres Les Damnées de la caisse : grève dans un hypermarché (éditions du Croquant, 2011) et Encaisser ! (La Découverte, 2013, et 2015 en poche) et à l’obtention d’un poste de chercheuse au CNRS.

logo socioramaLa bande dessinée documentaire est un genre en effervescence, et parmi les nouvelles productions, une collection se démarque particulièrement : Sociorama. A l’initiative d’une dessinatrice, Lisa Mandel, et d’une sociologue, Yasmina Bouagga, qui se sont rencontrées lors d’un séminaire « Sciences sociales et bandes dessinées », cette collection propose des bandes dessinées avec d’excellents dessinateurs, qui planchent, à partir d’une enquête de terrain approfondie d’un sociologue, sur une narration mettant en jeu les résultats de cette enquête. Rendre accessible la recherche en sociologie, sous forme de récits : un programme plus que séduisant !

La Fabrique pornographique de Lisa Mandel, d’après une enquête de Mathieu Trachman : où vous découvrirez les coulisses du cinéma X, amateur et professionnel, dans le sillage d’Howard et de sa copine Betty.

Chantier interdit au public de Claire Braud, d’après une enquête de Nicolas Jounin : où vous apprendrez ce qui se joue derrière les palissades du chantier grâce à Hassane, ferrailleur novice et Soleymane, coffreur patenté.

Turbulences de Baptiste Virot, d’après une enquête d’Anne Lambert : où vous saurez enfin qui est le pilote de l’avion, le copilote et même l’hôtesse, et comment fonctionne Air France.

Séducteurs de rue de Léon Maret, d’après une enquête de Mélanie Gourarier : où vous suivrez avec Sacha la longue route semée d’embûches du coaching de séduction.

La Banlieue du 20h d’Helkarava, d’après une enquête de Jérôme Berthaut : où vous explorerez les arcanes du JT avec Jimmy, journaliste tout juste sorti de l’école, affecté aux sujets sur les banlieues.

L’interview croisée de Lisa Mandel et Yasmina Bouagga autour de la collection Sociorama

Le site de l’association Socio en cases

Notre chronique sur les deux premiers titres de la collection pour l’émission de radio Act’heure

 

 

 

 

LADY HELEN : LE CLUB DES MAUVAIS JOURS / ALISON GOODMAN

1507-1Londres, avril 1812 : Lady Helen Wrexhall s’apprête à faire son entrée dans le grand monde. Première étape : la cérémonie de présentation à la Cour, où toutes les jeunes filles de l’aristocratie sont conviées. Elle sera alors présentée à la reine Charlotte. Cependant, Helen redoute le moindre faux pas ou la moindre question sur sa mère. En effet, Lady Catherine Wrexhall a été accusée de trahison envers la Couronne. Peu de temps après, sa mère et son père sont décédés dans un accident de voiture. Helen vit aujourd’hui sous la tutelle de son oncle qui espère la marier au plus vite.

Le jour de la cérémonie, Helen fait la connaissance d’un cousin éloigné : Lord Carlston. C’est un homme énigmatique à la réputation sulfureuse. A son contact Helen se découvre d’étranges pouvoirs.  Ce dernier lui révèle que des créatures maléfiques, invisibles aux yeux des hommes, ont pénétré la société. Seules des personnes comme Helen et Lord Carlston peuvent les affronter. Helen va devoir choisir entre suivre son instinct et découvrir le monde terrifiant de Lord Carlston ou retourner à une vie faite d’insouciance et de privilèges.

Alison Goodman nous offre un roman historique très documenté et époustouflant. Les descriptions des rues, des odeurs et des tenues nous transportent dans un Londres victorien qui découvre la modernité où l’auteur glisse subtilement des éléments de fantastique. Lady Helen est une jeune femme de caractère, courageuse et de bonne volonté. Cependant, elle est tiraillée entre sa vie faite de réceptions, de bals et ses rendez-vous secrets avec Lord Carlston. On suit ses réflexions et ses aventures avec beaucoup de plaisir. Une histoire saisissante qui plaira aux adolescents comme aux plus grands.

Dés 14 ans.

Traduit de l’anglais par Philippe Giraudon

Gallimard Jeunesse – 19.50 €