TRAQUES SUR LA LANDE / JEAN-CHRISTOPHE TIXIER

traquésBelle-Île-en-Mer, août 1934

C’est l’heure du repas au pénitencier. Une centaine de jeunes garçons avale péniblement une soupe infâme. L’un deux se rebelle et les gardiens lui tombent dessus à bras raccourcis. Le châtiment est démesuré,  les enfants se révoltent et la moitié d’entre eux parvient  à s’échapper, dont Gab, 17 ans.
C’est sa fuite et celle des ses compagnons d’infortune que l’on va suivre au fil de ce roman inspiré de faits réels. Une fuite dont la seule issue est l’évasion par la mer, pour laquelle il leur faudra  trouver un complice parmi les habitants de l’île.

Une post-face permet d’en apprendre un peu plus sur ces bagnes dans lesquels étaient envoyés des enfants de l’assistance publique ou abandonnés et dont le seul crime, la plupart du temps, avait été de voler de la nourriture pour survivre. Ils étaient envoyés dans des colonies pénitentiaires jusqu’à leur majorité (qui était encore à 21 ans) où ils étaient maltraités sans que personne n’y trouve à redire.

L’institution de Belle-Île-en-Mer ferma le 1er septembre 1977 et la mutinerie qui est au cœur du roman de Jean-Christophe Tixier a  réellement eu lieu en 1934.
Suspense et frissons garantis. A partir de 11 ans.

Les étoiles s’éteignent à l’aube – Richard Wagamese

les étoiles s'éteignent à l'aubeFranklin, jeune amérindien du Canada, a grandi élevé par un vieil homme blanc auquel Eldon, son père,  l’a confié quand il n’avait que quelques jours. Au fil des ans, Franklin ne revoit son père que par intermittence et c’est chaque fois une grande désillusion. Eldon est ravagé par l’alcool,il parvient à gâcher leurs rares retrouvailles. Son existence est un total gâchis, à tel point que Franklin finit par rompre toute relation.

Alors que Franklin a tout juste 16 ans, son père tente un ultime rapprochement. Son corps va lâcher, il sait que ses jours sont comptés et demande à son fils de le guider dans un ultime voyage, là-haut, dans la montagne où il souhaite qu’on l’enterre, comme un guerrier.  C’est ce voyage que rapporte le roman de Richard Wagamese. L’ultime occasion de dire ce qui a été tu, l’occasion d’obtenir un pardon -qui sait?- de trouver une explication et pourquoi pas, l’apaisement de part et d’autre.

Les étoiles s’éteignent à l’aube explore le thème de la transmission père-fils  en l’ abordant sous un angle original, puisque c’est Franklin qui « porte » son père dans ce huis-clos au grand air, au coeur de cette nature immense superbement rendue par la prose de Wagamese. Bravo aussi à la traductrice.

Traduit de l’anglais (Canada) par Christine Raguet

Editions Zoé – 20 euros

Rencontre avec Ted Conover, mercredi 11 mai à 19 heures

 Mercredi 11 mai à 19 heures, nous avons le plaisir de vous inviter à rencontrer Ted Conover à l’occasion de la parution de son livre Au fil du rail, aux éditions du Sous-sol.

au fil du rail

TED CONOVER, UNE FIGURE DU « NOUVEAU JOURNALISME »

« Voici un homme qui, où qu’il aille, s’intéresse profondément aux gens. Pas juste à l’humanité avec un grand H, cette abstraction bien commode, mais à chaque être humain en particulier ».

William T. Vollmann, à propos de de T. Conover

PORTRAITJournaliste d’investigation, collaborateur régulier de magazines prestigieux (The New Yorker, National Geographic Magazine, The New York Times Magazine…) Ted Conover est également écrivain et l’auteur de cinq livres, des reportages au long cours où il relate les expériences qu’il a vécues « infiltré», sans divulguer son identité de journaliste.

Cet héritier du nouveau journaliste s’est fait connaître très jeune, à 22 ans à peine, avec Au fil du rail (Rowling nowhere), une petite pépite dont les éditions du sous-sol nous offrent  aujourd’hui la première traduction en français. (Traduction par Anatole Pons)

Ted Conover est cette année l’invité du festival « Etonnants Voyageurs » de Saint-Malo.

le site personnel de l’auteur (en anglais)

AU FIL DU RAIL : UN DOCUMENT HISTORIQUE SUR UN MONDE AUJOURD’HUI REVOLU

Nous sommes en 1980. Ted Conover, qui termine ses études en anthropologie, décide de quitter le confort de sa vie étudiante, sa famille, et part sur les traces des hobos, ces vagabonds du rail qui sillonnaient le continent en embarquant clandestinement à bord des trains de marchandises.

Pendant plusieurs mois, il va partager leur vie, avaler des milliers de kilomètres, goûter des sentiment de liberté parfois intenses et vivre aussi les galères qu’implique cette vie au jour le jour. Qui sont ces hommes et (parfois) ces femmes ? Pourquoi ont-ils choisi ce mode de vie, et d’ailleurs l’ont-ils choisi ? Comment les « autres » les voient-ils ? Au fil de ses pérégrinations Ted Conover va créer des liens, rencontrer des personnages hors du commun  pour nous rapporter- avec beaucoup d’empathie-  cette expérience hors du commun.

Mercredi, venez nombreux écouter Ted Conover et partager cette expérience avec lui !

 

LES AUTRES LIVRES DE TED CONOVER

coyotesLes Coyotes  :  le  deuxième livre de Ted Conover, écrit en 1987, est le fruit d’une enquête d’un an, au cours de laquelle Ted Conover s’est investi pour vivre la vie de migrants clandestins aux Etats-Unis – Traduit de l’anglais par Morgane Saysana et disponible aux éditions Globe (2015 – 22.50 euros)

aspenWhiteout, lost in Aspen : (1991), Aspen, Colorado, la station d’hiver aux superbes paysages, prisée des super-riches. Ted Conover y promène son regard sur la frange la plus huppée de l’Amérique mais aussi sur la version locale des « vrais gens ». Selon le San Francisco Chronicle Book Review, voici « sans doute le livre le plus drôle de Conover, et qui dit pas mal de choses sur ce qu’est notre pays aujourd’hui ».

newjackNewjack, guarding Sing Sing : (2000) Parce qu’il se voit refuser l’entrée du pénitencier de Sing Sing en tant que journaliste,  Ted Conover se fait engager comme gardien dans cet établissement de haute sécurité. Il résultera de cette expérience un livre qui vaudra à son auteur d’être retenu parmi les nominés au prix Pulitzer et de se voir décerner le prestigieux prix annuel décerné par le National Book Critics Circle.

routesThe routes of man : (2010) : les routes relient les hommes , rapprochent les cultures mais mettent aussi en évidence nos différences. Avec une passion toujours intacte et son sens de l’observation, Ted Conover explorent six de ces routes mythiques. Il y côtoie des personnages hors du commun, au  destin singulier. On retrouve dans ce livre tout l’enthousiasme de Ted Conover, sa nature intrépide et sa profonde humanité.

Les trois derniers ouvrages de Ted Conover ne sont pas encore traduits en français et peuvent être commandés en version originale. Quelques semaines de patience sont nécessaires pour se procurer la version papier. La version électronique est accessible instantanément.

AUTOUR DES HOBOS, UNE PETITE SELECTION 

Figures mythiques du paysage américain, les hobos ont inspiré bien des romans et des témoignages. Voici quelques-uns des livres sur le sujet que vous pouvez consulter à la librairie

yeggYegg, de Jack Black.

Le récit autobiographique d’un vagabond et perceur de coffre américain qui  nous transporte dans l’Amérique du dernier quart du 19ème siècle. On suit Jack Black de l’adolescence à sa dernière sortie de prison, de coup en convention (sorte de proto-apéro géant réunissant pour quelques jours une assemblée de « hobos », ces vagabonds parcourant le continent en voyageant incognito de train en train). Ecrit/traduit dans un style très agréable, Yegg est riche de personnages hauts en couleurs : bandits de grand chemin, tenancières de bordel, tricheurs professionnels, gardiens de prison un brin sadiques… Les 400 pages se lisent quasiment d’un trait.

willefordJe cherchais une rue, de Charles Willeford.

Charles Willeford (1919-1988) est un romancier dans la plus pure tradition américaine : boxeur, militaire, entraîneur de canassons, éditeurs de magazines, il a exercé mille et un métiers. Né dans une famille plutôt fortunée, Charles vit chez sa grand-mère à Los Angeles, depuis le décès de ses parents. Une enfance heureuse, entouré de l’amour de la grand-mère, et de la figure un peu inquiétante d’un grand-oncle haut en couleurs. Malheureusement, la grande crise des années 30 vient chambouler cette vie heureuse. Les ressources de la famille s’amenuisent très vite. Charles, qui a conscience de ces changements, ne veut pas être un poids. Un beau matin, au lieu de se rendre à l’école, il prend la route. Ou plutôt le train, car comme des dizaines de milliers d’américains, il rejoint le flux des sans domicile-fixes qui sillonnent les Etats-Unis en empruntant clandestinement les trains de marchandises. Charles a alors treize ans, et cette errance va durer plusieurs années. Je cherchais une rue est un témoignage de première main extrêmement intéressant sur l’Amérique des années de la crise. C’est aussi le récit touchant d’un adolescent qui, dans des conditions de vie parfois très difficiles, garde un optimiste et une joie de vivre communicatives.

londonLa route (les vagabonds du rail), de Jack London.

La route dont il s’agit, c’est le libre et dur chemin du hobo, ce vagabond qui voyage sur l’essieu des wagons, dort au creux des fossés et mange ce qu’il chaparde ou ce qu’on lui offre. London a connu tout cela à 18 ans et parcouru plus de 20 000 kilomètres à travers les Etats-Unis. Un hymne à la jeunesse et à la liberté (présentation de l’éditeur).

clochards célestesLes clochards célestes, de Jack Kerouac

un extrait : «Sans bourse délier, je quittai Los Angeles sur le coup de midi, caché dans un train de marchandises, par une belle journée de la fin septembre 1955. Etendu sur une plate-forme roulante, mon sac sous la nuque, les genoux croisés haut, je me laissai absorber par la contemplation des nuages tandis que le convoi roulait vers le nord. L’omnibus qui m’emportait me permettrait d’arriver avant la nuit à Santa Barbara où je me proposais de dormir sur la plage. Le lendemain matin, un autre omnibus m’emmènerait jusqu’à San Luis Obispo, ou bien le rapide de marchandises me déposerait à San Francisco à sept heures du soir.»

Signalons aussi que les éditions du Sonneur sortiront fin mai 2016 la traduction en français d’un grand classique classique du genre : Vagabonds de la vie, de Jim Tully.

LES EDITIONS DU SOUS-SOL & LA « NON FICTION »

Editrice depuis 2010 de l’excellente revue Feuilleton, les éditions du sous-sol arpentent les territoires de la littérature non fictionnelle dans de multiples directions les plus diverses : reportages, enquêtes, portraits et témoignages.

L’événement que constitue la venue de Ted Conover à la librairie est  l’occasion de vous permettre de mieux connaître les éditions du Sous-sol à une sélection des titres disponibles à la libraire.

Le site des éditions du Sous-sol, c’est par ici

EVERYTHING EVERYTHING / NICOLA YOON

everything everythingMadeline est une « enfant-bulle ». C’est simple, elle ne peut pas sortir de chez elle sans risquer de mourir. Son système immunitaire étant trop faible, il ne peut pas la défendre contre les microbes. C’est pourquoi, chez elle, tout est contrôlé et purifié. La vie de Madeline est réglée comme une horloge : se lever, faire un bilan avec son infirmière Clara, faire ses devoirs, aller sur internet ou lire, refaire un bilan et finir la soirée en compagnie de sa mère. 18 ans déjà que Madeline vit ainsi et cela lui convenait.

C’est alors que de nouveaux voisins s’installent juste en face de chez elle. Piquée par la curiosité Madeline regarde à l’extérieur et croise le regard d’Olly, le fils de la famille. De plus en plus intriguée par ce jeune homme, Madeline se met à l’espionner depuis sa fenêtre. Très vite, Olly la remarque et essaie d’entrer en contact avec elle. Son univers va voler en éclat suite à cette rencontre !

Nicola Yoon nous présente un roman bouleversant qui ne cessera de vous surprendre. Nous lisons le journal intime de Madeline. Cette jeune fille piégée par sa maladie, qui lui interdit tout simplement de vivre. Jusque là, elle n’a connu que cet environnement mais lorsqu’elle découvre l’amour tout change, à commencer par elle. Madeline nous entraîne dans toutes ses interrogations et au fil du récit, on s’attache à elle. Les dessins et les courts chapitres vous font tourner les pages très facilement. Plus qu’une histoire d’amour, une véritable réflexion sur la vie.

Dès 12 ans.

Traduit de l’anglais (Etats-Unis) par Eric Chevreau

Bayard – 16.90 €

La 6è extinction – Elizabeth Kolbert

extinctionComparé à l’impact  de la civilisation humaine, celui de la météorite géante qui percuta  la terre il y a quelques 65 millions d’années et provoqua la cinquième extinction ferait presque figure d’aimable plaisanterie.  Car l’extinction qui se profile– celle causée par l’Homme, en ce moment même- trouve sa cause dans l’extrême rapidité des changements à laquelle les espèces animales comme végétales doivent – et ne peuvent – faire face.

C’est bien la rapidité du phénomène de réchauffement plus que sa nature intrinsèque  qui est extrêmement préoccupante car les espèces animales et végétales ne disposent pas du temps nécessaire pour s’adapter.

Couronnée par le prix Pulitzer, l’enquête d’Elisabeth Kolbert est passionnante de bout en bout, et il faut bien avouer qu’elle fait froid dans le dos. Très pédagogique sans jamais être ennuyeuse, elle se lit comme un roman à suspens dont on se dit qu’il a toutes les chances de bien mal se terminer. Une lecture indispensable, pour tous les publics.

 

Traduit de l’anglais (EUA) par Marcel Blanc

Vuibert – 21.90 euros

 

JULIETTE – Camille Jourdy

Une perle. Un joyau. Une rivière de diamants ... ou plutôt un collier de bonbons.
Une perle. Un joyau. Une rivière de diamants … ou plutôt un collier de bonbons.

La trentaine parisienne, pleine d’angoisses hypocondriaques et de mélancolie, Juliette rend visite à sa famille en province. Elle dormira chez son père, qui avait oublié la date de sa venue, et fait preuve de plus d’une maladresse à l’égard de sa fragile progéniture. Elle retrouve sa soeur Marylou, deux enfants, un mari, une femme pragmatique, mais avec un amant qui travaille dans un magasin de déguisement et qui lui rend visite l’après-midi dans son jardin déguisé en lapin, en loup ou en fantôme. Quant à leur mère (divorcée), elle est en pleine épanouissement artistique et développement personnel, grâce à ses nombreux amants, professeurs de yoga, vegan et/ou adepte du pendule. Juliette rend aussi visite à sa grand-mère, atteinte d’Alzheimer, qui sucre les fraises, et mange la nappe au repas de famille, avant de lui révéler un secret de famille. Elle croisera aussi la route de Georges, dit Polux, pilier de bar au Tropical, qui n’hésite pas à adopter un caneton abandonné ou à discuter avec une araignée dans ses toilettes.

Il se dégage des bandes dessinées de Camille Jourdy (souvenez-vous de Rosalie Blum) un charme et une musique qui n’appartient qu’à elle. Avec ses dialogues réjouissants, écrits et relevés juste comme il faut, on se prend tout de suite d’affection pour cette famille normale qui se prend les peids dans le tapis. Les conversations et les situations sont savoureuses (vie et mort de Norbert Magret le caneton, le vaudeville pavillonnaire, le trajet précipité pour se rendre à la gare) : on se chatouille et on se gratouille sans être cruel, et nous, lecteurs, on rit beaucoup. Le dessin, comme le ton, très coloré, est naïf sans être niais, beau sans être juste mignon. Cette auteure porte un regard, une douceur, une attention sur les petites choses, les petites gens, les petits mots qui font de Juliette un grand livre.

Et j’en remets une couche audio : une critique pour le site boulevarddelabd.com

Actes Sud – 26€

 

TILLÔ UN TORRENT DE BISONS / MARTIAL CAROFF

tillo-jeune-neandertalien
Nous sommes au temps des Hommes de Néandertal. Tillô et les siens affrontent un hiver rigoureux et la nourriture vient à manquer. Les bisons tardent à revenir vers les prairies où les chasseurs les guettent. Pour survivre, la tribu est contrainte de lever le camp et de partir elle-même à la rencontre des « Têtes-à-cornes ». Tillô, pour la première fois, participe à la chasse. Il est à la fois excité et inquiet car outre les bêtes qu’il traque, d’autres créatures non identifiées sèment la terreur et ont déjà fait des victimes dans le clan.

Notre jeune héros est un garçon attachant qui partage sa joie de vivre avec une fillette dénommée Sélas, un jeune boiteux répondant au nom de Khamaï et un louveteau orphelin qu’il décide d’apprivoiser à l’insu de tous. Dans cet environnement hostile, l’aide de ses amis sera précieuse. Le courageux Tillô saura-t-il sauver sa tribu de la famine et répondre ainsi aux attentes de ses chefs ? Un récit documenté et une aventure haletante, où se succèdent affrontements entre tribus ennemies, chasse aux bisons et longue marche dans la steppe décrites de façon très réaliste.

Il faut dire que l’auteur, Martial Caroff, est enseignant-chercheur en Sciences de la Terre ; il ouvre son roman sur une carte de la France il y a 53.000 ans, suivi d’un avertissement au lecteur et d’un lexique de Néandertalien qui image et poétise l’histoire. Ainsi il est question de de « Tête-à-crocs », de « Feu-rond » pour le soleil ou de « Rond-qui-se-fait-manger » pour la lune. Et les personnages n’utilisent pas la première personne du singulier mais parlent d’eux-mêmes à la troisième personne « Sélas a froid… » Pour un peu, on s’y croirait. Et la petite frise de bisons poursuivis par un loup en haut des pages n’y est pas pour rien non plus !

Un torrent de bisons est le premier tome d’une trilogie et même si le dernier chapitre est là pour donner un avant-goût de la suite au lecteur, le mystère des bêtes terrifiantes est résolu dans ce premier livre. C’est donc serein qu’on peut attendre la suite, mais non sans impatience !

12.90 €– Gulf Stream éditeur

20/04 & 27/04 ATELIERS CREATIFS POUR LES ENFANTS

C’est bientôt les vacances… Vous êtes à court d’idées pour occuper vos enfants à l’inépuisable potentiel créatif ?
Nous avons la solution !
Sortez vos crayons de couleur et vos ciseaux !

Avec les éditions Langue au Chat et l’Espace Ludo, nous vous proposons  des ateliers de loisirs créatifs les mercredis 20 et 27 avril, à partir de 15h. Ces ateliers  sont gratuits et s’adressent aux enfants de 6 ans et +.

MERCREDI 20/04 PAPERTOYS MES ANIMAUX
MERCREDI 20/04
PAPERTOYS MES ANIMAUX
MERCREDI 27/04 MES CREATIONS PAPIER
MERCREDI 27/04
MES CREATIONS PAPIER

MERCREDI 20/04 :

PAPERTOYS MES ANIMAUX

MERCREDI 27/04 :

MES CREATIONS DE PAPIER

Rendez-vous à 15h à la librairie ! L’atelier se déroulera à l’Espace Ludo qui a ouvert à l’étage de la Halle Secrétan : nous sommes très heureux d’inaugurer cette collaboration avec nos nouveaux voisins.

Tout cela sera suivi d’un petit goûter à la librairie. Comptez une heure / une heure et demie.

Pour une organisation optimale, merci d’inscrire votre enfant par téléphone 01 42 00 48 63 ou par mail librairielesbuveursdencre@wanadoo.fr

Au plaisir de vous accueillir prochainement. Nous vous espérons nombreux !

logo langue au chat espace ludo

 

 

 

CONDOR – Caryl Férey

Une sombre et captivante histoire du Chili.
Une sombre et captivante histoire du Chili.

Caryl Férey poursuit la piste andine, après Mapuche : il traverse la frontière et nous entraîne au Chili. Gabriela habite chez Stefano, dans le cinéma dont il est le propriétaire et le projectionniste ; elle est mapuche, et suit des études de cinéma, lui est un ancien militant du MIR, parti d’extrême-gauche, exilé pendant des années après le coup d’état de 1973 qui installa Pinochet au pouvoir. Ils habitent La Victoria, un quartier populaire où quatre gamins viennent de succomber à de suspectes overdoses. Las d’attendre l’aide d’une police qui se sent peu concernée, ils vont contacter un avocat, Esteban Roz-Tangle. Fils d’une excellente famille, il prend à rebours sa condition privilégiée et s’affiche comme spécialiste des causes perdues. D’autant que l’affaire se corse quand son associé se suicide de façon un peu trop opportune.

Ceux qui connaissent les polars de Caryl Férey reconnaîtront son sens de l’intrigue : le lecteur est immergé dans la réalité actuelle du pays et s’enfonce dans son histoire et ses diverses composantes sociales. On embarque à tombeau ouvert dans ce thriller peuplé de personnages emblématiques et charismatiques, on espère (ou on craint) un happy end impossible, on retient son souffle à la lecture de scènes dures. On s’accroche, et on ne s’ennuie pas une seconde.

Gallimard Série noire – 19,50€