COMME LES AMOURS – Javier Marias

marias Maria habite Madrid, où elle exerce le métier d’éditrice. Chaque matin, elle prend un café dans le même bar, où un couple a également ses habitudes. Elle ne les connaît pas, ne leur a jamais adressé la parole, à peine un bref signe de tête, mais elle a plaisir à les retrouver chaque matin tant ils incarnent à ses yeux une sorte de félicité conjugale. Un jour, le couple cesse de venir et Maria apprend par les journaux que l’homme -il s’appelait Miguel- vient de mourir assassiné sous les coups d’un dément, en pleine rue.

Quelques semaines plus tard, Maria croise la veuve au bar habituel où quelques amies l’entourent et cherchent de toute évidence à lui changer les idées. Prenant son courage à deux mains elle l’aborde, apprend qu’elle s’appelle Luisa. Chez Luisa, qui l’invite à lui rendre visite, Maria rencontre Javier, meilleur ami du défunt, dont elle devient la maîtresse. Une relation dans laquelle Maria ne s’investit pas trop tant il est évident que Javier compte un jour où l’autre prendre la place de son ami défunt dans la vie de Luisa. Est-ce une vieille amitié amoureuse dont les aléas de la vie font qu’elle a maintenant un cadre où s’exercer ou bien il y a-t-il autre chose d’nfiniment plus trouble ?

Comme les amours est un livre magnifique, à la fois roman à suspense et superbe réflexion sur l’amour, le deuil et l’oubli. Un des grands livres de cette rentrée.

Traduit de l’espagnol par Anne-Marie Genninet

Gallimard – 22,50 euros

MONDE SANS OISEAUX – Karrin Serres

monde sans oiseauxPar Thomas L.

Qu’il est étrange, ce petit lac nordique : le village qui le borde voit ses maisons y glisser, les cochons y sont translucides, les histoires d’amour belles et morbides à la fois. Quant à son fond, c’est en fait une forêt de cercueils contenant les habitants dudit village.

Cependant pas d’oiseaux à l’horizon, tandis que la fille du pasteur, « Petite Boîte d’Os », découvre l’amour avec Joseph, un homme plus âgé à la réputation sulfureuse.Le récit, emprunt de poésie, hésite souvent, avec bonheur, entre rêverie et réalité, et brouille les pistes avec des évocations d’un naturalisme teinté de gothique.

C’est une petite musique de chevet plutôt envoûtante, parfois inquiétante, mais assez mélodieuse en fin de compte. Si ce n’est que ce conte scandinave laisse entrevoir, par ses zones d’ombre et sa violence latente, la fin d’un monde, ou tout du moins de certaines illusions.

Editions Stock – 12.50€

L’ETE DES BAGNOLD – Joff Winterhart

bagnold Daniel a 15 ans, il vit seul avec sa mère, Sue, quelque part en Angleterre. Le plan vacances de l’été – partir retrouver son père qui vit avec sa nouvelle épouse en Floride – vient de foirer. L’été s’annonce interminable pour ce grand échalas qui trimbale son ennui entre sa chambre, les jeux video, les visites à son (unique) copain Ky, aussi mal dans sa peau que lui mais qui manifeste plus de confiance en lui. Son rêve ? Fonder un groupe de hard-rock dont il serait le chanteur.

Joël Winterhart sait très bien capter les affres de l’adolescence et la difficulté que connaissent Daniel et sa mère à communiquer ou tout simplement à se placer sur la même longueur d’ondes. Cela nous donne un très bel album, doux-amer, d’où ne sont absents ni la tendresse ni l’humour. Bien loin d’une caricature des rapports ados/parents, un bel album sur l’amour familial. eBD traduite en français d’un jeune auteur à suivre.

Editions ça et là – 16 euros

MAUVAIS GENRE – Chloé Cruchaudet

GENRE Gros coup de coeur pour cet album et je fais le pari que je serai pas le seul. Très beau graphisme, mise en couleur impeccable et une histoire qui sort vraiment du commun. Nous sommes en 1915. Paul est parti sur le front, juste après son mariage avec Louise. Blessé, il choisit de s’enfuir de l’hôpital et de déserter plutôt que devoir retourner sur le front. Evidemment, il lui faut se cacher. Les mois passent, Paul s’ennuie ferme et a un peu tendance à forcer sur la bouteille.

Une nuit, ne supportant plus d’être enfermé, il endosse la robe de sa femme et sort dans la rue, travesti. Etrange sentiment de liberté, impression de revivre. Paul va très vite prendre goût à ces escapades, perfectionner son déguisement et se travestir complètement. Pendant une dizaine d’année (jusqu’à l’amnistie des déserteurs, en fait) Louise et Paul vont vivre ensemble au grand jour sous l’identité de Louise et Suzanne. Deux « copines » qui travaillent et habitent ensemble. Cette situation quelque peu particulière va forcément perturber l’identité du couple, la personnalité de Paul/Suzanne, la relation à l’intérieur du couple et sa sexualité. Le retour « à la normale », une fois l’amnistie prononcée, aura des conséquences tragiques.

Inspiré d’une histoire réelle, déjà relatée par Fabrice Virgili et Danièle Voldman (La garçonne et l’assassin, payot) Mauvais Genre est un album très fort qui devrait enthousiasmer bon nombre d’amateurs de romans graphiques. A mon avis, le « hit BD » de la fin de cette année.

Delcourt – 18.95 euros.

L’ILE INVISIBLE – Francisco Suniaga

invisible Une île tropicale, les palmiers, la plage… comme un goût du paradis. Mais ce n’est pas pour faire du tourisme qu’Edeltraud Kreuter, retraitée allemande débarque un beau matin dans l’île vénézuélienne de Margarita. Elle est venue chercher la vérité sur le décès accidentel de son fils Wolfgang, qui s’est noyé quelques mois plus tôt. Wolfgang était installé à Margarita avec sa jeune et belle épouse Renata, où le couple avait ouvert un restaurant de plage qui marchait très bien. La noyade, un accident bête dans un endroit connu pour être dangereux. Sauf qu’Edeltraud et son mari ont reçu une lettre anonyme affirmant que leur fils n’était pas mort par accident, mais que sa femme et l’amant de celle-ci l’avaient assassiné. C’est pour connaître la vérité que la retraitée allemande fait le voyage jusqu’au Vénézuéla.

Présenté comme cela, on se dit qu’on a affaire à un polar assez classique, sauf que justement pas. L’intérêt du roman ne réside pas dans la résolution d’une énigme, (d’ailleurs Edelkraut ne vient pas pas animée par un esprit de vengeance), mais par la confrontation de deux façons de vivre et de penser radicalement différentes. Consciente qu’elle seule n’est pas à même de se débrouiller dans ce Vénézuéla dont la culture, les habitudes lui échappent complètement, Edelkraut fait appel à un avocat local, José Alberto Benitez qui connaît l’Allemagne pour y avoir étudié et va prendre en charge les recherches.

Au fil des pages et des recherches de Benitez, on plonge au coeur de cette petite île où chacun se connaît, où les maux dont souffre une société un peu corsetée, nonchalante, semblent exacerbés par l’éloignement de la capitale et le caractère insulaire de l’endroit. Un paradis, est-ce si sûr ? Benitez comprend par de nombreux témoignages que Wolfgang a eu du mal à trouver sa place. Il s’est mis à boire beaucoup et s’est trouvé une passion dévorante pour les combats de coqs, un loisir prisé des locaux. Sauf que cette passion a pris une ampleur déraisonnable, qu’elle lui a coûté de l’argent, sa santé et sans doute l’équilibre de son couple.

D’une lecture très fluide, L’île invisible est cependant un roman plus complexe qu’il y paraît. Sur une trame de faux polar, il aborde les thèmes des illusions perdues, celles de Wolfgang comme celles de Benitez et de ses amis intellectuels revenus de bien des utopies politiques. Il nous parle d’amour de la littérature à travers la quête de Benitez le sens d’un rêve qui lui échappe, véritable intrigue parallèlle. Et il nous parle bien sûr aussi de la passion qui peut consumer le coeur d’un homme.

En cette période de forte actualité littéraire, il serait dommage que ce premier roman traduit de l’auteur passe inaperçu, car il est à la fois très accessible, fort bien écrit/traduit, et nous propose des personnages riches et complexes, loin des archétypes. C’est le moment où jamais de faire preuve d’un peu de curiosité et d’aller voir au-delà des 10 ou 15 bouquins dont tout le monde parle les nouveautés qui valent le coup qu’on s’y intéresse. L’île invisible en fait clairement partie.

Traduit de l’espagnol (Venezuela) par Mart Martinez Valls

Editions Asphalte – 21 euros

S comme… SOIREES



Prochainement, Elvis chante les textes de Michel Houellebecq aux Buveurs d’encre. Accompagnement musical, Keith Richards (sous réserve).

Non content d’être lecteur, boutiquier et même comptable à ses heures, aujourd’hui le libraire se doit d’avoir aussi des talents de G.O. Puisqu’il lui faut proposer à sa clientèle des « événements », selon le terme consacré. C’est la priorité du jour, l’horizon indépassable du commerce culturel indépendant, sa fierté, sa raison d’être face à Amazon, son ADN.

Sans événements, vous passent sous le nez label LIR (équivalent de l’A.O.C pour la librairie indépendante), les sous du CNL (n’oubliez pas que nous sommes des pandas, donc on nous paie parfois une partie des bambous), la considération des éditeurs et de leurs représentants.

Donc, on organise autant qu’on peut. Dix à quinze fois dans l’année, la librairie vous propose de passer nous voir pour autre chose qu’acheter des livres (mais vous pouvez aussi acheter des livres, hein. Carte bleue acceptée).

La question, c’est « Que va-t-on bien pouvoir vous proposer ? » Parce que vous êtes insaisissables. Au bout de neuf ans de pratique, je ne suis pas tellement plus avancé sur ce qui est susceptible de vous faire venir. En gros, je sais que vous aimez la musique et que vous aimez danser. Les deux plus gros succès ont été enregistrés à l’occasion d’une soirée jazz en 2009, et plus récemment, en décembre dernier, pour une rencontre organisée avec Jacques Vassal, qui traduisait un ouvrage de John Lomax consacré aux racines du blues. 40 personnes pour assister à la présentation (même passionnante) du bouquin assez pointu d’un musicologue mort, agrémenté d’un petit concert de blues à la clef ; le traducteur et le libraire étaient tous deux très agréablement surpris par l’affluence.

En même temps, je ne peux pas vous proposer QUE des concerts ou soirées dansantes, sauf à ouvrir une succursale à Joinville-le-pont mais ce n’est pas d’actualité. C’est là où les choses se corsent, parce que finalement vous ne valez pas mieux que les parisiens (d’ailleurs vous êtes parisiens, ne niez pas). Avouons le, le parisien est un drôle de zèbre. Croisé en province (ok, en région, j’ai du mal à m’y faire) il la joue volontiers party animal, du genre à écumer les bars, les cinémas, les musées, les salles de concert jusqu’au bout de la nuit. La réalité est plus pépère, et j’introduirais volontiers une nuance. Le parisien est un noceur virtuel. Il aime bien avoir le choix et la possibilité de sortir. De ce point de vue, il est d’ailleurs comblé car hyper sollicité. Chaque soir, il a de multiples possibilités de sortie entre lesquelles ne pas choisir. C’est vertigineux tout ce qu’il pourrait faire s’il lui prenait l’envie de se bouger. Cela le paralyse, raison pour laquelle, peut-être, il a tendance rester chez lui.

En gros, pour en revenir à ce qui nous intéresse (à ce qui m’intéresse, moi, en tout cas) on arrive à ce paradoxe qu’avec une affiche équivalente, il est plus facile de remplir une librairie dans une préfecture qu’à la capitale. Interrogez n’importe quel éditeur, il vous le confirmera. Je ne doute pas que les comédiens, les musiciens, partagent le même avis.
Je ne juge pas, je constate. D’ailleurs, je suis mal placé pour vous faire des reproches. Perso, je pourrais facilement me faire trois soirées par semaine mais la plupart du temps je préfère rentrer jouer avec mon chat qui a pourtant des jeux super cons (son préféré : me faire monter et descendre les escaliers, et on recommence ; il a dû être adjudant dans une vie antérieure). Je suis parisien, ceci explique donc peut-être cela.

Mais bon, on ne se laisse pas décourager et on continue de vous proposer des trucs variés et je l’espère intéressants. Cette semaine, nous avons reçu David Vann, l’auteur de Sukkwan Island, prix Medicis, pas exactement un inconnu. On était entre 12 et 15 à l’écouter, ce qui n’est pas minable, mais pour un auteur de ce statut j’espérais un peu plus de monde. Les lecteurs et lectrices qui se sont déplacés ont pu profiter de l’auteur, lui causer librement, le toucher, boire des coups avec lui. Comme quoi, le côté confidentiel a aussi ses avantages. Ainsi, les gens qui sont venus étaient-ils très contents. Ceux qui ne sont pas venus aussi, notez bien. Parce que même si vous ne venez pas, vous aimez bien l’idée qu’il se passe des trucs en bas de chez vous et vous nous félicitez pour notre dynamisme. Ca fait chaud au cœur. En même temps, je me dis qu’on pourrait se contenter de faire l’annonce des soirées, ce ferait le même effet pour beaucoup moins de boulot. Mais c’est peut-être que je m’y prends mal pour communiquer, possible. Affichettes en vitrine, flyers en magasin, newsletters et même comble de la modernitude la page facebook (on en a deux, je n’ai pas trop réussi à comprendre pourquoi). Les retombées modestes du media en termes de participation ne sont pas tellement de nature à me réconcilier avec cet outil aussi chronophage qu’inutile. Essaie Twitter, me dis un copain comme il me conseillerait le dernier régime à la mode. Mais bof, j’y crois moyen. Je me dis que je vais plutôt mettre le paquet sur le buffet.

Tiens, cela me fait penser que la bouffe, c’est justement le thème de la prochaine soirée à venir, vendredi 4 octobre 2013. Ne reculant devant aucun sacrifice pour vous faire sortir de votre tanière, la librairie vous propose de vous initier à l’entomophagie. Ce n’est pas sale et vous pouvez amener votre conjoint.

CONFITEOR – Jaume Cabré

confiteor Quand on est fan absolu d’un auteur, ce qui est mon cas avec Cabré que je considère comme l’un des plus grands auteurs contemporains, on attend toujours la sortie du nouveau roman avec un sentiment mêlé d’excitation et de crainte. La crainte que, peut-être, ce ne soit pas tout à fait aussi bien que le roman d’avant.

Les voix du Pamano, le précédent roman de Cabré, est certainement la lecture qui m’a le plus marqué depuis Le bruit et la fureur ou Hurlevent, et je situe ce livre à ce niveau dans mon Panthéon personnel. Ma crainte était donc forte mais elle était infondée, car Confiteor est un authentique chef-d’oeuvre.

Un chef-d’oeuvre impossible à résumer et je ne m’y risquerai pas. Vous pouvez lire dans Le Monde ou Télérama, pour ne citer qu’eux, des critiques pertinentes et élogieuses qui vous proposent des grilles de lecture intéressantes. Il semble – enfin ! – , avec ce quatrième roman traduit en français, que Cabré soit en passe d’être « découvert » par les critiques et de bénéficier d’une notoriété (et espérons-le, de ventes) plus conformes à son talent.

Pour tout de même le situer en deux mots, Confiteor traite, à travers l’histoire personnelle et familiale d’Adria, linguiste génial dont la mémoire est en train de s’effacer, de la persistance du Mal dans l’histoire occidentale. Mon résumé est bancal et très approximatif, mais vous comprenez à quel point le propos est ambitieux. Cabré reprend ici le dispositif qui lui est propre et qui consiste à faire dialoguer des époques différentes, souvent au coeur d’une même scène, quitte à changer le point de vue narratif. C’est parfois complexe à suivre, mais jamais gratuit car l’esbrouffe n’est définitivement pas le style de Jaume Cabré.

Magistral par sa construction, Confiteor est également porté par un véritable souffle narratif et de vraies trouvailles et l’humour est beaucoup plus présent que dans les opus précédents. Bref, si vous connaissez et aimez déjà Jaume Cabré, Confiteor est forcément votre prochaine lecture. Si ce n’est pas encore le cas, Confiteor n’est peut-être pas la meilleure porte d’entrée dans l’oeuvre de Cabré. Lisez d’abord les Voix du Pamano, ça tombe bien, il est disponible en poche (c’est d’ailleurs le seul de ses romans). Si vous avez un peu de temps et d’argent, et si ce petit billet et les différentes chroniques que vous lirez à droite et à gauche excitent votre curiosité, lisez les quatre romans dans l’ordre de leur écriture et de leur parution en France. Sa seigneurie d’abord, puis L’ombre de l’eunuque, les deux autres ensuite. Vous y verrez un écrivain d’une dimension hors du commun construire un style et peaufiner une oeuvre, et c’est fascinant.

Traduit du catalan par Edmond Raillard
Actes Sud – 26 euros

PS : J’avais sélectionné les romans de Cabré pour les mettre en avant à l’occasion d’une fête de la librairie. Je remets le petit billet que j’avais écrit en ligne, il est lisible ici.

UNE ILLUSION PASSAGERE – Delmot Bolger

BOLGER Martin est un haut fonctionnaire irlandais. A quelques années de prendre sa retraite, il n’a plus beaucoup d’illusions ni d’occasions de s’enthousiasmer, tant sur un plan professionnel que personnel.

Le voici en Chine, où il accompagne un sous-secrétaire d’état pour une tournée de rencontres et de réunions d’une utilité relative. On n’a pas jugé sa présence indispensable pour l’ultime déplacement. Aussi attend-t-il, seul dans la chambre luxueuse et impersonnelle d’un hôtel, l’avion qui le lendemain le ramèrera en Irlande et à sa famille. Une journée pour gamberger sur l’impasse dans laquelle se trouve sa vie, à côté d’une femme avec laquelle il n’a plus aucun contact physique, des filles qu’il aime mais avec lesquelles il n’a pas de complicité.

Par désoeuvrement, Martin décide de s’offrir un massage et fait appel à l’une des masseuses de l’hôtel. Entre lui et cette inconnue, en l’espace de deux heures, va se nouer une relation qui va complètement le chambouler.

Un court roman extrêmement bien tourné qui analyse de façon sensible et remarquable les interrogations d’un homme entre deux âges qui voit la vie lui filer entre les doigts. Totalement convaincant.

Traduit de l’anglais (Irlande) par Marie-Hélène Dumas

Editions Joëlle Losfeld – 15.90 euros

L’IMAGIER – Delphine Chedru

petit pan imagierQuelle bonne idée ! Cette nouvelle maison d’édition (site) a choisi pour ce bel imagier de s’associer à Petit pan… et c’est très beau ! Si Petit pan ne vous évoque rien, cliquez ici pour découvrir leur univers (mode, déco, mercerie…).

Chaque objet ou animal est illustré avec un des tissus Petit Pan, au total, 100 mots illustrés hauts en couleur ! Je vous laisse imaginer le résultat, vraiment très esthétique et original ! L’impression est très réussie puisqu’on a l’impression qu’il s’agit d’un livre matière.

Voici donc un petit imagier tout-carton très réussi.

Editions Marcel & Joachim – 13 €

LA TRIBU TROUVE CA LOUCHE – Beau/Balpe/Vidal/Pauwels

tribuAprès notre chère Prune, Frimousse publie La tribu, une nouvelle série pour les 8-10 ans, écrite à 6 mains, et ça fonctionne !

La tribu, c’est Roméo (9 ans et demi, futur entomologiste) et sa soeur Betty (10 ans et demi, future détective) qui vivent dans les Cévennes. C’est aussi leurs cousins, les jumeaux Ulysse (fan de jeux vidéo) et Tibald (9 ans presque 10, fasciné par les phasmes et les synonymes). Et c’est enfin, Romane (10 ans, amoureuse de Roméo) et Ella (12 ans, pro en sudoku, fan de mode et d’enquêtes), qui campent juste à côté.

Dans ce premier tome, entre un voisin au comportement étrange et la disparition de Mémé Sardine, la tribu est débordée ! Espionner le voisin, élaborer un plan d’action de toute urgence, s’occuper de Grisaille le chat de Mémé Sardine, aller nager à la rivière…, les journées passent vite ! Mais le plus dur : ne pas alarmer les parents ! Ces derniers sont très inquiets de laisser leurs enfants seuls, car ils viennent d’apprendre aux infos qu’un homme dangereux s’est évadé de prison… Heureusement, cette petite équipe est pleine de ressource !

Un roman au format agréable, de jolies illustrations en noir et blanc, une mise en page aérée, une intrigue prenante, bref : vivement le tome 2 !

Editions Frimousse – 13 €

Pour les 7-9 ans, découvrez Prune dans 5 aventures à ne pas rater ! (Prune cherche son style, cliquez ici)