LA COULEUR DES SENTIMENTS – Kathryn Stockett

stockett Cela aurait dû s’appeler Les Bonnes, mais c’était déjà pris ! Ce sera donc un titre un peu cucul la praline, La couleur des sentiments. Mais c’est vraiment ma seule réserve concernant cet EXCELLENT roman, qui devrait plaire aussi bien aux lecteurs/trices amateurs de grandes sagas historiques et/ou familiales qu’aux amateurs de romans psychologiques plus « pointus ». Bref, c’est un roman grand public d’excellente qualité avec une intrigue qui tient la route, des personnages attachants qui existent dès la première ligne. Si ce roman a la chance d’avoir un minimum de presse, je prends le pari que ce sera l’une des surprises de cette rentrée littéraire.

L’histoire en quelques mots : nous sommes dans le Deep south, en 1962, en pleine période de lutte pour les droits civiques. Sauf que dans la petite ville de Jackson, Mississippi, les lois raciales sont appliquées dans toute leur rigueur, et personne ne songe à les remettre en cause. Sauf peut-être, Skeeter, jeune fille de bonne famille, qui est du genre à ruer dans les brancards. Elle est suffisamment rebelle, en tout cas, pour lier amitié avec deux bonnes noires qu’elle va convaincre d’écrire leur histoire. Abileen est la plus âgée de ces deux servantes, elle a appris à tenir sa langue et n’a pas forcément envie de se mettre en danger pour faire plaisir à une jeune écervelée. Minny est plus jeune, plus rebelle aussi. D’ailleurs elle s’est fait renvoyer à plusieurs reprises. Mais Minny a appris à se méfier des blancs, et Skeeter aura du mal à gagner sa confiance…

Dit comme ça, cela paraît plein de bons sentiments, lesquels on le sait, ne garantissent pas l’excellence littéraire. Dans ce cas, cela marche à 100%. C’est typiquement le genre de livre qu’on se précipite pour retrouver le soir, et comme il fait plus de 500 pages, vous allez vous régaler.

Traduit de l’anglais (Etats-Unis d’Amérique) par Pierre Girard

Editions Jacqueline Chambon – 23,80 euros

VIE ET OPINIONS DE MAF LE CHIEN ET DE SON AMIE MARYLIN MONROE – Andrew O’Hagan

maf chien Vous vous êtes sans doute déjà demandé à quoi pouvaient bien penser (en supposant qu’ils le fassent ! ) nos compagnons à quatre pattes ou même la plus insignifiante des fourmis? Andrew O’Hagan nous livre dans son roman une réponse tout a fait originale et délicieusement ironique en nous offrant le luxe de pouvoir comprendre Mafia Honey, le bichon maltais de Marylin Monroe qui lui aurait tenu compagnie les deux dernières années de sa vie.

Bien loin des préoccupations qu’on leur prête habituellement, Maf et ses semblables se passionnent pour la littérature, la psychologie ou encore la politique, citant tour à tour Dostoïevski, Freud ou encore Trotsky. Leur seul grand regret est de ne pas pouvoir mettre leur museau dans les conversations des humains, où tout au plus ils peuvent grogner ou donner un coup de dent quand ils estiment que le propos est particulièrement stupide.

Maf jette un regard tendre sur les moments passés avec sa mythique maîtresse qui l’emmène même dans ses nombreuses séances de psychanalyse, et croise tour à tour Sinatra, Natalie Wood ou encore Kennedy, ainsi que leurs illustres compagnons à quatre pattes qui ont toujours leur mot à dire, souvent bien plus intéressants que leurs humains.

Ce roman à la fois léger dans le ton et plein d’audace et d’humour dans son propos porte un regard inhabituel sur les Etats-Unis dans un moment crucial et riche de leur histoire et brosse un portrait tout en douceur d’une femme fragile trop exposée.

Traduit de l’anglais par Cécile Deniard.

Editions Bourgois – 21 €

LE PREMIER MOT – Vassilis Alexakis

ALEXAKIS A la mort de son frère Miltiadis, professeur grec de littérature comparée établi à Paris et féru de linguistique, sa soeur entame, en hommage à son frère, une enquête à la recherche du premier mot prononcé par l’Homme, LE mot que Miltiadis aurait voulu connaître avant de mourir. Elle rencontrera de nombreux scientifiques, médecins, poètes et érudits, certains ayant connu et/ou cotoyé Miltiadis.
On n’est évidemment pas dans un thriller historico-scientifique à la Bernard Werber, mais dans le récit sensible et intimiste d’un amoureux des langues, le langage est un sujet récurrent dans l’oeuvre d’Alexakis. La narratrice ne cesse de dialoguer avec son frère disparu, l’enquête étant avant tout le moyen trouvé par la narratrice pour perpétuer, au delà de la mort, les liens qui l’unissaient à Miltiadis. Un très beau roman, au thème original, qui plaira aux amoureux des mots

Stock – 22 euros

O comme…O.P

En ce moment aux Buveurs d’Encre, un pack de six offert à toute acheteuse de « J »élève mon enfant »

Et O.P comme… Comme quoi, au juste ? Opération Promotionnelle, pardi, même si par pudeur, on s’en tient toujours à l’acronyme. Car nous faisons dans le culturel, ma bonne dame, et faudrait voir à ne pas nous confondre avec les vendeurs de lessive et autres crèmes hydratantes pour le corps. Cette mise au point faite, force est de reconnaître que l’O.P n’est dans son principe pas très différente de la bonne vieille promo du Shopi du coin, ladite O.P servant à « lancer » une nouvelle collection (*) ou à mettre en avant une collection déjà installée dans le but de booster les ventes. Dans ce cas, il s’agit d’assurer à cette collection une bonne visibilité en faisant « entrer en librairie » des titres qui ne s’y trouvent pas habituellement.

L’O.P repose sur le principe vieux comme le monde de l’intérêt partagé (ou supposé tel). Alors à qui profite le crime ?
Aux éditeurs, tout d’abord, qui occupent ainsi le terrain ou font sortir leur stock, lequel a plus de chance de se vendre exposé en librairie qu’en train de prendre la poussière dans les entrepôts. En plus, cela fait entrer de la trésorerie, denrée dont l’éditeur est friand.

Aux représentants, qui lorsqu’ils atteignent les objectifs reçoivent une prime ou à défaut la considération de leur employeur.
Aux libraires, qu’on remercie en leur octroyant « surremise » et « échéance », autrement dit une marge un peu plus conséquente (+ 2 % en général, oui, c’est minable, vous avez absolument raison, mais nous sommes des gagne-petits) et davantage de temps pour régler la cuenta (un ou deux mois de plus, ce qui est bien pratique, des fois). En plus, les libraires en profitent pour commander, en plus des bouquins un peu rares et en quantité, les meilleures ventes de la collection, ceux qu’ils sont à peu près sûrs de placer.

Aux clients, enfin, qui ont droit à leur priprime, y’a pas de raison. La prime consiste souvent en un livre gratuit ou un cadeau. Côté livres, cela peut aller de l’attrape-tout hyper convenu (un livre à choisir entre un vieux Stephen King, un Ludlum, un classique français du XIXè siècle un titre psycho-santé genre «Et si ça venait du ventre ? » et cinq/six trucs du même tonneau) à la vraie bonne idée. Tiens, en ce moment on a en stock quelques exemplaires d’une chouette nouvelle de Zweig, Le bouquiniste Mendel, à remettre à chaque acheteur de deux Cahiers Rouges. Ben ouais, la prime est censée être la contrepartie de l’achat, voire même sa motivation. Dans les librairies de quartier, on a tendance à ne pas respecter à la lettre les consigne de l’éditeur, voire à ne pas les respecter du tout, ce qui ne gêne personne, surtout pas l’éditeur ou le représentant, tant qu’on prend l’O.P, on peut bien faire ce qu’on veut avec les cadeaux, ils s’en tamponnent. La prochaine fois que vous passez à la librairie, demandez-nous donc le Zweig, on vous le donnera avec plaisir (**) (***). En plus, cela nous fera un test et on saura si on nous lit ou si nos pauvres écrits se perdent sans espoir de retour dans le vide immense du cyberespace.

Côté cadeaux, là aussi on distribue à tort et à travers. Attention, pas d’affolement, n’espérez pas vous monter en ménage en guettant les O.P. Pas de chaîne-hifi, même pourrie, à gagner, pas de machine à café, les tasses à la rigueur. On reste dans le domaine du gadget. Des O.P, il y en a toute l’année, mais la grande saison, c’est tout de même l’été, époque où le monde du livre entre en sommeil (très peu de titres sortent entre la mi-juin et le 20 août, et, rien d’indispensable, soyez-en sûr). La place est donc libre pour que s’épanouissent les opérations promotionnelles les plus ébouriffantes, chaque éditeur y allant de la sienne. Alors, pour les cadeaux, direction la plage. Le sac de plage est un classique, de même que le bob ou la serviette, cela a été fait plusieurs fois. Pour ceux qui partent en Bretagne, Viviane Hamy proposait il y a deux ou trois ans de très jolis parapluies (****). Je me souviens aussi du Seuil, je crois bien que c’était le Seuil, qui nous avait très généreusement dotés de 100 exemplaires de paréos Antik Batik (je les ai comptés), de bonne qualité d’ailleurs, j’ai toujours le mien. On les avait mis en carton avec une étiquette « Servez-vous », cela donnait à la librairie un petit côté vacances. Sac de plage, bob, paréo, j’attendais qu’un pubeux intrépide complète la collec’ en nous proposanr cette année le string Folio ou 10X18, mais il semble que l’audace (ou le mauvais goût) ait ses limites. Au moment où j’écris ces lignes, l’été se termine et les promoteurs ont remballé les nattes de plage. L’O.P change de nature et –rentrée oblige- vise plus particulièrement les enfants. La dernière en date concerne le lancement d’une nouvelle collection, Têtard est son nom. La prime est un sachet de bonbons, style haribo. Ces petites boules de gomme, (devinez ce qu’elles représentent) au goût artificiel de pommes écoeurant se révèlent assez addictives. J’ignorais que les grenouilles vivaient dans les arbres. A moins que le bonbon au bon goût de mare, avec des vrais morceaux de moucheron dedans ait été retoqué au blind test. Ce n’est de toute manière pas très grave ; il est peu probable que vos enfants en voient un jour la couleur, car figurez-vous que je suis en train de bouffer méthodiquement, paquet après paquet, les bonbons destinés à vos enfants, m’adonnant ainsi à la fois au péché de gourmandise et à ce qui d’un point de vue juridique doit constituer un abus de bien social caractérisé. Y’a pas à dire, c’est chouette d’être libraire.

* la collection, c’est l’ensemble des livres de la même famille chez un même éditeur. Folio est une collection de Gallimard
** dans les limites des stocks disponibles, comme on dit, qui ne sont quand même pas énormes
*** Cela dit, vous avez aussi le droit d’acheter deux Cahiers Rouges, on ne vous en voudra pas.
**** Je sais : en Bretagne /a) Il fait beau plusieurs fois par jour /b) il ne pleut que sur les cons

L’ETE DE LA VIE – J.M Coetzee

COETZEE Après Scènes de la vie d’un jeune garçon et Vers l’âge d’homme, voici le 3ème volet de l’autobiographie de Coetzee. L’été de la vie couvre le début des années 70, période à laquelle l’auteur, trentenaire, écrivait déjà mais n’avait pas encore rencontré le succès.

Le procédé choisi par Coetzee est singulier, puisqu’il s’agit d’un portrait posthume, dressé par un jeune universitaire britannique à travers les interviews successives de cinq personnes ayant cotoyé « l’homme Coetzee » dans les années 70. Bien plus que son oeuvre ou son travail d’écrivain, qui sont à peine évoqués, c’est la personne Coetzee qui est au coeur de ces entretiens, accordés parfois de guerre lasse par des protagonistes pour qui Coetzee était au fond quelqu’un de très banal.

Et c’est vrai que les cinq « témoins » que l’universitaire rencontre ne l’épargnent guère ! A travers les interviews d’ une très furtive maîtresse, de la cousine de l’auteur, de la mère d’une élève qu’il poursuivit (sans succès) de ses assiduités, d’un collègue universitaire et enfin d’une maîtresse française, se dessine le portrait d’un homme assez terne, professeur sans passion, fils absent, universitaire moyen et amant somme toute médiocre. On aurait tort de prendre au pied de la lettre l’ensemble de ses affirmations, car cette autobiographie fictive est avant tout un travail littéraire, et sans doute aussi le pied-de-nez d’un écrivain qui se tient depuis longtemps très en retrait de l’agitation médiatique parce qu’il considère que ses livres parlent d’eux-mêmes et se suffisent à eux seuls. Un très bon livre, en tout cas, et c’est l’essentiel.

Traduit de l’anglais (Afrique du Sud) par Catherine Lauga du Plessis

Le seuil – 22 euros

LE SIECLE DES NUAGES – Philippe Forest

sieclenuages Philippe Forest mêle la grande histoire (celle de l’aviation, en l’occurence) et la chronique familiale (son père fut pilote d’avion) dans ce livre ambitieux, de plus de 500 pages, qui est déjà l’un des événements de cette rentrée littéraire 2010.

Jouant sur le registre de l’intime et du collectif, Forest tisse sa toile avec une rare maestria; l’écriture, lente et posée, qui chemine en ressacs et va-et-vients en lassera certains et les perdra en route, mais j’ai pour ma part trouvé cela absolument réussi. « Embarqué » dans le récit, je n’ai pas vu le temps passer. Bref, « Le siècle des nuages » est à mon sens un livre de première importance, un hommage au père particulièrement émouvant, pudique et sensiblence en même temps qu’un récit très documenté sur l’histoire de l’aviation et des hommes qui la firent.

Gallimard – 21,50 euros

L’INDESIRABLE – Sarah Waters

indesirableLe docteur Faraday, médecin de campagne, se rapproche de la noble famille Ayres qui l’impressionne depuis l’enfance, et devient le témoin privilégié de leur lente déchéance. En effet, outre leur fortune qui s’amenuise au fil des mois et la décrépitude du manoir autrefois flamboyant, d’étranges événements viennent troubler la quiétude du domaine et le quotidien de ses habitants. Bruits de pas dans des pièces condamnées, apparitions de marques mystérieuses sur les murs, rien ne leur est épargné.

Faraday, très cartésien, n’est jamais à court d’explications rationnelles pour expliquer chacun des incidents mystérieux, ce qui n’empêche pas la vieille maîtresse des lieux et ses deux enfants de sombrer peu à peu dans la psychose, et le lecteur lui-même finit par ne plus trop savoir à qui se fier…

Ce roman fleuve peut se vanter d’être un mélange très réussi de Shining et Les hauts de Hurlevent ! Il reste cependant dans la grande tradition littéraire anglaise, où le raffinement du passé côtoie le surnaturel pour un résultat mystérieux et envoûtant.

Editions Denoël – 26,50 € Traduit de l’anglais par Alain Defossé

LEA – Pascal Mercier

Lea Deux hommes se rencontrent par hasard dans un café. Ils ne se connaissent pas et n’ont en commun que leur langue maternelle, mais ils vont pourtant choisir de faire la route ensemble. Au fil des kilomètres les langues se délient et Martijn, le conducteur, confie à son passager l’histoire du tragique destin de sa fille Léa.

Léa est âgée d’à peine 10 ans lorsque sa mère meurt, et sa tristesse conjugée à celle de son père grandit de jour en jour. Mais lorsqu’elle entend pour la première fois une artiste jouer du violon dans une gare quelques années plus tard, son père voit enfin ses yeux étinceler à nouveau : la passion de Léa est née. Une ascension fulgurante attend la jeune fille, perfectionniste et exigeante envers elle-même mais aussi envers ceux qui l’entourent. Le succès ne laisse plus à Léa le temps de vivre et l’éloigne chaque jour un peu plus de son père, impuissant devant cette passion toxique qui dévore peu à peu son enfant. Lorsqu’un chagrin d’amour la détourne de son instrument fétiche et la plonge dans le désespoir, Martijn est prêt à tout pour voir renaître un sourire sur le visage de sa fille, même si pour cela il lui faut transgresser la loi…

Un roman inoubliable et très émouvant sur le deuil et l’amour d’un père pour sa fille.

Editions Maren Sell – 19 € Traduit de l’allemand par Carole Nasser

L’AMOUR EST UNE ILE – Claudie Gallay

amour ile Mal remise du décès de son frère Paul, un jeune auteur décédé à l’âge de 25 ans, Marie Sellies apprend qu’une des pièces de ce dernier va être jouée à Avignon dans le cadre du festival. « Nuits rouges » est mise en scène par Odon Schnadel, éditeur et directeur du « Chien fou ». Cette année à Avignon. les intermittents du spectacle sont en grève, la moitié des pièces sont annulées, la ville est en ébullition. Odon est tendu, il espère que sa pièce pourra être jouée, et que la salle sera pleine. Il a peur, aussi, de ses retrouvailles avec Mathilde, une comédienne très médiatisée qui revient dans sa région d’origine après des années d’absence. Et puis, il y a la rencontre de Marie et le choc que cette rencontre cause à Odon, un homme d’habitude plutôt calme et solitaire.

Des souvenirs qui reviennent, un passé lourd de secrets qui ressurgit… Claudie Gallay nous offre ici une vraie tragédie. On retrouve avec joie son style, dans un registre très différent des Déferlantes ou de Seule Venise, puisqu’elle nous emmène dans les coulisses de ce festival très réputé. Ce roman se lit pratiquement d’une traite, impossible de le poser : une intrigue captivante, une histoire passionnellle, des personnages très attachants. Une histoire dramatique et magnifique.

Actes Sud – 21,50 €

GRAND PARADIS – Angélique Villeneuve

grand paradis Arrivée à la cinquantaine, le bilan familial de Dominique n’est pas très heureux : un père qui a pris la fuite lorsqu’elle avait à peine 2 ans, une mère hantée par son souvenir et qui a fini par mourir de chagrin, une soeur dont elle n’a que très peu de nouvelles après de nombreuses disputes et une vie de solitude après un mariage malheureux qui n’aura pas donné d’enfants.

Lorsque sa soeur réapparaît brusquement dans sa vie, c’est pour lui ordonner de venir enfin récupérer toutes ses vieilles affaires entreposées chez elle depuis des années. Au fond de la remorque où elles ont été entassées, Dominique va trouver dans une enveloppe 3 clichés d’une jeune femme, Léontine L., qu’elle va reconnaître comme étant l’arrière grand-mère qu’elle n’a pas connue. Sur la dernière photo, Léontine affiche un étrange clin d’oeil.

Poussée par la curiosité et par la singularité du cliché, Dominique va se mettre en quête d’éléments qui pourraient l’aider à mieux connaître cette aïeule inconnue. Lorsqu’elle découvre que l’auteur de la photo n’est autre qu’Albert Londe, photographe associé au Docteur Charcot dans ses études sur l’hystérie, Dominique décide de se plonger dans les archives de l’hôpital de la Salpêtrière afin d’en apprendre davantage sur le destin de Léontine. Elle est alors loin d’imaginer que ses recherches vont la mener au coeur des lourds secrets de sa famille…
Un roman passionnant sur les souvenirs oubliés et les zones d’ombre d’une histoire familiale mystérieuse.

Editions Phébus – 16 €